{"id":109,"date":"2022-10-13T13:05:47","date_gmt":"2022-10-13T13:05:47","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=109"},"modified":"2022-11-23T19:54:06","modified_gmt":"2022-11-23T19:54:06","slug":"claudio-arreau-en-24-cd-magnifiques-chez-warner-classics","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/claudio-arreau-en-24-cd-magnifiques-chez-warner-classics\/","title":{"rendered":"Claudio Arreau en 24 CD magnifiques chez  Warner Classics"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">CRITIQUE. COFFRET CD. <strong>CLAUDIO ARREAU<\/strong> <strong>(1903-1991).<\/strong> <strong>The Complete WARNER CLASSICS recordings. 24 CD<\/strong>. Enregistrements de 1920 \u00e0 1962.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size wp-block-paragraph\"><strong>CLAUDIO ARREAU&nbsp;: Le Ma\u00eetre de la pond\u00e9ration et de l\u2019\u00e9l\u00e9gance.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-110\" width=\"343\" height=\"343\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557.jpg 600w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-300x300.jpg 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-150x150.jpg 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-100x100.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 343px) 100vw, 343px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">N\u00e9 au tout d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle ce pianiste l\u00e9gendaire fait partie du Brelan d\u2019As du piano occidental avec Wladimir Horowitz son quasi jumeau, lui aussi n\u00e9 en 1903 et Arthur Rubinstein plus \u00e2g\u00e9 n\u00e9 en 1887. A eux trois ils ont domin\u00e9 le piano du XX\u00e8me si\u00e8cle en occident. Carri\u00e8res fantastiques, enregistrements pl\u00e9thoriques&nbsp;: ils ont offert leur art pour la post\u00e9rit\u00e9 \u00e9tant eux-m\u00eame des h\u00e9ritiers du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Il n\u2019est pas question de comparer vainement trois artistes si immenses mais je crois pouvoir dire que <strong>l\u2019art de Claudio Arreau est celui de la pond\u00e9ration et de l\u2019\u00e9l\u00e9gance. Qualit\u00e9s rares<\/strong> et surtout qui n\u2019ont rien \u00e0 voir avec de la ti\u00e9deur mais rel\u00e8vent du plus grand respect. Respect du compositeur d\u2019abord avec une pr\u00e9cision et une rigueur stylistique dans l\u2019ex\u00e9cution absolument sid\u00e9rantes&nbsp;; son jeu est toujours impeccable. Il y a \u00e9galement le respect du public auquel l\u2019interpr\u00e8te offre sa sensibilit\u00e9, son jeu n\u2019est jamais distant, sa proposition interpr\u00e9tative est complexe mais sans jamais l\u2019encombrer de la moindre trace d\u2019histrionisme. Les moyens techniques de Claudio Arreau sont inou\u00efs. Il a eu comme seul enseignement celui de <strong>Martin Krause (1853-1918<\/strong>) d\u00e9te<strong>nteur d\u2019une technique sensationnelle qu\u2019il avait lui-m\u00eame h\u00e9rit\u00e9 directement de Frantz Liszt. <\/strong>Cette technique Arreau l\u2019a appliqu\u00e9e \u00e0 toute nouvelle \u0153uvre travaill\u00e9e et lui a permis de tout jouer avec le m\u00eame bonheur. Songeons qu\u2019il a jou\u00e9 <strong>l\u2019int\u00e9grale de l\u2019\u0153uvre pour clavier de Bach<\/strong>, l\u2019int\u00e9grale des sonates de <strong>Beethoven<\/strong> et de <strong>Mozart en concerts d\u00e8s les ann\u00e9es 50<\/strong>&nbsp;! Jamais, m\u00eame dans sa jeunesse, Claudio Arreau n\u2019a jou\u00e9 au virtuose, au grand jamais&nbsp;; il a toujours \u00e9t\u00e9 avant tout un musicien. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui semble lui avoir d\u00e9plu aux USA o\u00f9 la recherche du sensationnel \u00e9tait une qualit\u00e9. Le legs discographique de Claudio Arreau est consid\u00e9rable, il a chang\u00e9 de maison d\u2019enregistrement avec le temps. Cet artiste avait certainement le r\u00e9pertoire le plus vaste possible. Les enregistrements dont il sera question ici sont ceux r\u00e9alis\u00e9s entre 1920 (il avait 17 ans) et 1962 au sommet de son art. Warner Classics a regroup\u00e9 tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas dans le coffret Decca-Phillips (qui lui comprend 80 CD de ses enregistrements plus tardifs). <strong>Ce sont donc avec Warner ces premiers 24 CD, tous magnifiques et dont l\u2019\u00e9coute est passionnante. <\/strong>On peut faire un parall\u00e8le entre le d\u00e9veloppement de la carri\u00e8re du pianiste Chilien et les progr\u00e8s de l\u2019enregistrement.&nbsp; En 1920 Arreau est un jeune pianiste, ex-enfant prodige. Il est plein de doutes mais joue dans la cour des grands. Vocalion avec prudence lui fait enregistrer pour un disque 78 tours des courtes pi\u00e8ces. Une <em>valse<\/em> de <strong>Chopin <\/strong>et un <em>moment musical<\/em> de <strong>Schubert<\/strong>. C\u2019est beau, sensible, \u00e9l\u00e9gant mais le son est embrum\u00e9. Apr\u00e8s avoir gagn\u00e9 le <em>concours de Gen\u00e8ve <\/em>il enregistre en Allemagne pour Electrola dans la fin des ann\u00e9es 20 encore du <strong>Chopin<\/strong><em> (\u00e9tudes)<\/em>, du <strong>Liszt<\/strong>. Pour avoir son <strong>Debussy <\/strong>si subtil et la premi\u00e8re \u0153uvre cons\u00e9quente, <em>Le Carnaval<\/em> de <strong>Robert Schumann,<\/strong> il faudra attendre la fin des ann\u00e9es 30 dans la qualit\u00e9 d\u2019enregistrement pour le microsillon. C\u2019est v\u00e9ritablement \u00e0 partir de cette p\u00e9riode que l\u2019accord entre la qualit\u00e9 du jeu du pianiste et la fid\u00e9lit\u00e9 de la restitution des enregistrements va vers la perfection. Les enregistrements des ann\u00e9es 50 sont faits chez EMI \u00e0 Londres avec la belle qualit\u00e9 que nous leur connaissons. Le <em>grand Walter Legge<\/em> en a produit plusieurs. C\u2019est Beethoven qui va devenir le compositeur f\u00e9tiche de Claudio Arreau au disque. Les sonates et tous les concertos de piano sont des grands moments de musique. Les enregistrements plus tardifs en st\u00e9r\u00e9o sont peut-\u00eatre plus extraordinaires mais le charme des premiers enregistrements mono est inestimable. Le jeu lumineux, charpent\u00e9 et s\u2019\u00e9coulant naturellement de Claudio Arreau est magnifique. Les qualit\u00e9s de l\u2019interpr\u00e8te sont majeures <strong>il joue Beethoven comme s\u2019il comprenait chaque note et toute la construction de chaque partition<\/strong>. Ce qui me frappe c\u2019est la capacit\u00e9 \u00e0 rendre dans une musicalit\u00e9 tr\u00e8s pure la dimension spirituelle, voire surnaturelle qui affleure \u00e0 certains moments dans la musique de Beethoven. Je songe aux derni\u00e8res sonates, au quatri\u00e8me concerto de piano. Il y a une magie propre \u00e0 la qualit\u00e9 de son jeu qui me fascine. L\u2019accord \u00e9galement avec certains chefs est hallucinant&nbsp;; ainsi <strong>Alceo Galliera<\/strong>, le compagnon le plus sensible est le plus pr\u00e9sent, avec <strong>Otto Klemperer<\/strong> dans un Concerto l\u2019Empereur ils atteignent une puissance rare et l\u2019entente avec <strong>Carlo Maria Giulini<\/strong> pour la version St\u00e9r\u00e9o des concertos de Brahms reste inoubliable, avec une qualit\u00e9 m\u00e9taphysique de la musique faite ensemble en harmonie qui est bouleversante. &nbsp;<strong>Le Philharmonia Orchestra est toujours ductile et particuli\u00e8rement phonog\u00e9nique.<\/strong> Ailleurs la fluidit\u00e9 de son <strong>Schubert,<\/strong> sa franche lumi\u00e8re, ombr\u00e9e juste ce qu\u2019il faut, tout cela est incroyable&nbsp;: des <em>Moments musicaux<\/em> de r\u00eave, une <em>Wanderer Fantaisie<\/em> magique. Dans <strong>Chopin <\/strong>il restitue une musicalit\u00e9 pure qui fait de sa version de la <em>sonate n\u00b03<\/em> une r\u00e9f\u00e9rence et avec lui les <em>\u00c9tudes <\/em>qui peuvent \u00eatre si aust\u00e8res gagnent en beaut\u00e9 et inventivit\u00e9. Les perles rares d\u2019autres Debussy, d\u2019un peu de Granados rappellent combien cet artiste savait trouver des couleurs inou\u00efes dans ce r\u00e9pertoire plus contemporain. <em>Le Concerto n\u00b01 <\/em>de <strong>Tcha\u00efkovski<\/strong> est imp\u00e9rial, le <em>ConcertStuck <\/em>de <strong>Carl Maria Von Weber<\/strong> est d\u2019une po\u00e9sie rare. Les <em>concertos<\/em> de <strong>Grieg et Schumann<\/strong> ne c\u00e8dent rien \u00e0 d\u2019autres versions discographiques au sommet. Arreau peut tout jouer, \u00e0 chaque fois il suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat et gagne l\u2019approbation du musicophile. Ce coffret Warner Classics est sensationnel, il accompagne dans des \u0153uvres toutes sublimes l\u2019\u00e9mergence d\u2019un artiste inoubliable avec une qualit\u00e9 de prise de son qui fr\u00f4le la perfection. <strong>Il convient de signaler que la remasterisation d\u2019apr\u00e8s les enregistrements originaux est tr\u00e8s remarquable, elle permet de d\u00e9guster la qualit\u00e9 du jeu du pianiste qui est d\u2019une puret\u00e9 cristalline.<\/strong> Les nuances sont tr\u00e8s creus\u00e9es et la pr\u00e9cision digitale limpide.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-111\" width=\"524\" height=\"524\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-1.jpg 600w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-1-300x300.jpg 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-1-150x150.jpg 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/1662045148_9029624557-1-100x100.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 524px) 100vw, 524px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Un beau coffret qui permet de passer de tr\u00e8s beaux moments musicaux avec un Artiste irrempla\u00e7able.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CRITIQUE. Enregistrements. Coffret Warner Classics. CLAUDIO ARREAU (1903-1991), piano. Enregistrements de 1920 \u00e0 1962. 24 CD. Beethoven. Mozart. Chopin. Schubert. Schumann. Brahms. Tcha\u00efkovski. Grieg etc\u2026 Philharmonia Orchestra&nbsp;; Alceo Galliera, Otto Klemperer, Caro Maria Giulini&nbsp;: chefs. Parution 14 Octobre 2022.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CRITIQUE. COFFRET CD. CLAUDIO ARREAU (1903-1991). The Complete WARNER CLASSICS recordings. 24 CD. Enregistrements de 1920 \u00e0 1962. CLAUDIO ARREAU&nbsp;: Le Ma\u00eetre de la pond\u00e9ration et de l\u2019\u00e9l\u00e9gance. 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