{"id":129,"date":"2022-10-26T20:14:41","date_gmt":"2022-10-26T20:14:41","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=129"},"modified":"2022-10-26T20:16:48","modified_gmt":"2022-10-26T20:16:48","slug":"une-theodora-de-reference","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/une-theodora-de-reference\/","title":{"rendered":"Une THEODORA de r\u00e9f\u00e9rence"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Critique .CD. G.F. HAENDEL. THEODORA. L. OROPESA. J. DI DONATO. P.A. BENOS-DJIAN. M. SPYRES. J. CHEST.&nbsp; IL POMO D ORO. M. EMELYANYCHEV. 3.CD ERATO. 2022.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-130\" width=\"590\" height=\"590\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4-1024x1024.jpg 1024w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4-300x300.jpg 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4-150x150.jpg 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4-768x768.jpg 768w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4-100x100.jpg 100w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/unnamed-4.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>THEODORA <\/em>Oratorio mal connu mais superbe dans la meilleure version diponible&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9trange carri\u00e8re pour cet Oratorio qui ne trouve jamais vraiment son public. Haendel y tenait et pensait que c\u2019\u00e9tait l\u2019un de ses meilleurs Oratorio m\u00eame si \u00e0 chaque reprise le succ\u00e8s n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 au rendez-vous de son vivant. Chaque fois que le public l\u2019entend aujourd\u2019hui il est \u00e9mu par la simplicit\u00e9 et la beaut\u00e9 des airs et des ch\u0153urs. Moi-m\u00eame en 2012 \u00e0 la Chaise-Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Cet enregistrement fait lors de plusieurs concerts en 2021 garde une intensit\u00e9 que seuls les concerts offrent\u00a0: car tout est vie dans cette version.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Maxime Emelyanychev <\/strong>semble galvaniser chacun, orchestre, ch\u0153ur et solistes. Sa complicit\u00e9 avec<strong> Il Pomo d\u2019Oro,<\/strong> son orchestre, est totale. Avec<strong> le ch\u0153ur <\/strong>\u00e9galement sans contestation mais ce qui se passe avec les solistes est tout simplement fascinant. Chacun dans ses airs d\u00e9veloppe ses qualit\u00e9s les plus belles sans renoncer \u00e0 une dimension dramatique soutenue par le chef. Ce sont les humbles qui ont les airs les plus \u00e9mouvants. Voil\u00e0 peut-\u00eatre une explication du manque de succ\u00e8s de l\u2019Oratorio\u00a0: l\u2019humilit\u00e9 des h\u00e9ros n\u2019est pas assez brillante. Des h\u00e9ros de la modestie en quelque sorte. <strong>En tous cas quelles voix dans ce Cast\u00a0!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Lisette Oropesa<\/strong> a un soprano noble et des phras\u00e9s de toute beaut\u00e9. Le timbre est ombr\u00e9 de belles couleurs et fait merveille dans ce r\u00f4le de Noble patricienne devenue chr\u00e9tienne et qui accepte la mort avec calme, la r\u00e9clame m\u00eame et a une hauteur de vue troublante. Sa Th\u00e9odora est aussi \u00e9mouvante qu\u2019impressionnante avec une aisance totale dans les exigences vocales que Haendel lui confie. Sa grande sc\u00e8ne du d\u00e9but de la partie deux avec plusieurs airs et r\u00e9citatifs est tr\u00e8s impressionnante. Et Haendel lui r\u00e9serve deux tr\u00e8s beaux duos avec Didymus et un autre avec Ir\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Joyce Di Donato<\/strong> au timbre de bronze et aux accents sinc\u00e8res donne beaucoup de puissance au r\u00f4le second de l\u2019amie chr\u00e9tienne, Ir\u00e8ne. \u00c0 elle \u00e9galement Haendel offre des airs absolument magnifiques. L\u2019engagement de Joyce Di Donato ne fait pas myst\u00e8re, c\u2019est une actrice hors pair et ici la complicit\u00e9 avec le chef est br\u00fblante. Ces airs subtilement nuanc\u00e9s, phras\u00e9s avec art sont port\u00e9s par un orchestre de feu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le contre-t\u00e9nor Paul-Antoine B\u00e9nos-Djian <\/strong>au timbre si riche a un r\u00f4le dramatique semblant modeste mais les airs et les r\u00e9citatifs sont si intenses que la magie vocale et dramatique se renforcent mutuellement. Phras\u00e9s subtiles, nuances d\u00e9licates, m\u00e9lancolie noble ou puissance dans les vocalises, cet artiste a tout d\u2019un haendelien de haut vol. Son Didymus sensible et g\u00e9n\u00e9reux est id\u00e9al. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>Si un exemple peut suffire \u00e0 prouver la valeur de la partition et la supr\u00e9matie de cet enregistrement, je propose l\u2019\u00e9coute du premier duo Didymus-Th\u00e9odora fin de la sc\u00e8ne trois de la deuxi\u00e8me partie avec l\u2019orchestre profond et terrifiant de Maxime Emelyanychev. C\u2019est somptueux en tout, absolument en tout !<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>t\u00e9nor Michael Spyres <\/strong>est admirable de timbre et de style mais Septimius ne fait pas partie des personnages les plus passionnants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>John Chest<\/strong> a le r\u00f4le du m\u00e9chant personnage, Valens, plus par ob\u00e9issance \u00e0 un pouvoir aveugle que par perfidie. Il est tout \u00e0 fait bien chantant et incarne de mani\u00e8re satisfaisante ce personnage plut\u00f4t &nbsp;fade.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le Ch\u0153ur<\/strong> incarne les deux peuples&nbsp;: les pa\u00efens vifs et joyeux et les chr\u00e9tiens plus tourment\u00e9s et id\u00e9alistes avec le m\u00eame bonheur. Maxime Emelyanychev accentue les contrastes d\u2019\u00e9critures pour chaque ch\u0153ur et l\u2019effet en est saisissant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Voici un enregistrement qui sans difficult\u00e9 prend la t\u00eate des versions de la discographie en raison de la qualit\u00e9 des voix et de la direction dramatique et contrast\u00e9e du chef. Maxime Emelyanychev demeure un chef baroque des plus merveilleux.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enregistrement est tr\u00e8s pr\u00e9cis, les bruits du public sont tr\u00e8s att\u00e9nu\u00e9s. Rien ne vient limiter le plaisir de l\u2019\u00e9coute. L\u2019orchestre et le ch\u0153ur sont g\u00e9n\u00e9reux et les voix toutes superlatives. Une grande version discographique qui est le reflet fid\u00e8le de grands concerts \u00e0 la Philharmonie d\u2019Essen en novembre 2021.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Critique. CD. Georg Fr\u00e9d\u00e9ric Haendel (1685-1759): Th\u00e9odora, Oratorio HWV 68. &nbsp;John Chest, Valens ; Paul-Antoine B\u00e9nos-Djian, Didymus ; Michael Spyres, Septimius ; Lisette Oropesa, Th\u00e9odora&nbsp;; Joyce Di Donato, Ir\u00e8ne&nbsp;; Massimo Lombardi, un messager&nbsp;; Ch\u0153ur Il Pomo d\u2019Or. Directeur du ch\u0153ur, Giuseppe Maletto&nbsp;; Orchestre Il Pomo d\u2019Or. Direction, Maxim Emelyanychev. 3 CD ERATO. Enregistrement \u00e0 la Philharmonie d\u2019Essen du 26 au 29 XI 2021. Code 5 054197 177910.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique .CD. G.F. HAENDEL. THEODORA. L. OROPESA. J. DI DONATO. P.A. BENOS-DJIAN. M. SPYRES. J. CHEST.&nbsp; IL POMO D ORO. M. 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