{"id":1380,"date":"2011-04-16T16:45:00","date_gmt":"2011-04-16T16:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=1380"},"modified":"2026-06-08T16:46:11","modified_gmt":"2026-06-08T16:46:11","slug":"julia-kogan-vivaldienne-douee","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/julia-kogan-vivaldienne-douee\/","title":{"rendered":"Julia Kogan vivaldienne dou\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">JULIA KOGAN va f\u00eater les 25 ans des Passions<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e9crit par&nbsp;<a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\">Hubert Stoecklin<\/a>&nbsp;16 avril 2011<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Julia Kogan la sage fera des folies<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/Julia-Kogan2-187x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1962\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><\/strong>Julia Kogan est une soprano de grand talent famili\u00e8re \u00e0 la sc\u00e8ne des r\u00f4les de soprano colorature les plus exigeants comme La Reine de la Nuit et ses terribles contre-fa, Blondchen de l\u2019Enl\u00e8vement au S\u00e9rail de Mozart et Zerbinetta dans l\u2019Ariane \u00e0 Naxos de Richard Strauss. Son premier enregistrement la produit dans la musique de Vivaldi alors que le chant baroque n\u2019est pas son territoire familier. Nous admettrons donc une certaine retenue comme la marque d\u2019une premi\u00e8re rencontre encore timide. Car la voix est int\u00e9ressante avec un aigu facile, un m\u00e9dium sonore et des graves timbr\u00e9s. Cette voix sur aigue a donc bien des atouts n\u00e9cessaires pour rendre gr\u00e2ce aux airs que Pr\u00eatre Rosso a offert aux sopranos. Les vocalises, trilles, messa di voce sont bien pr\u00e9sents et l\u2019\u00e9cole de chant am\u00e9ricaine peut s\u2019enorgueillir de cette \u00e9l\u00e8ve si dou\u00e9e. La projection du texte est un peu pale mais c\u2019est si souvent le cas avec des voix si aigues que nous ne lui en tiendrons pas rigueur. Par contre la compr\u00e9hension des humeurs de textes tr\u00e8s vari\u00e9s est appr\u00e9ciable.&nbsp; Les airs comportent quelques-uns des plus connus de Vivaldi comme le c\u00e9l\u00e8bre Spoza son disprezzata immortalis\u00e9&nbsp; par Montserrat Caballe dans une version accompagn\u00e9e au piano qui ne conserve que la ligne de chant mais oh combien sublime, magnifi\u00e9e par la Diva Catalane. Certains airs sont connus au disque par d\u2019autres belle voix mais c\u2019est surtout avec une diva germanique au temp\u00e9rament de feu que l\u2018\u00e9l\u00e9gante Julia peut \u00eatre compar\u00e9e et m\u00eame oppos\u00e9e. En effet&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.resmusica.com\/imprimer.php3?art=5038\">Simone Kermes<\/a>&nbsp;a grav\u00e9 il y a peu un r\u00e9cital chez DG qui a fait grand bruit en raison d\u2019une audace interpr\u00e9tative hors du commun et proche de la d\u00e9raison. C\u2019est en pensant \u00e0 la Cath\u00e9drale de Strasbourg que le comparatif prend sens avec les statues des Vierge Sages et celles&nbsp; des Vierges folles. Ici nous opposerons Julia \u00ab&nbsp;la Sage&nbsp;\u00bb et Simone \u00ab&nbsp;la Folle&nbsp;\u00bb. Nous avons ainsi deux facettes de l\u2019interpr\u00e9tation vivaldienne qui est riche en possibilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais c\u2019est peut-\u00eatre l\u2019orchestre qui fait la diff\u00e9rence la plus significative entre les deux Divas. Simone Kermes est dignement stimul\u00e9e et entour\u00e9e par un orchestre baroque fait de vif argent alors que Le Chamber Orchestra Kremlin n\u2019a rien de baroque. Limit\u00e9 aux corde et clavecin, il faut reconna\u00eetre que l\u2019ennui guette par manque de couleurs, de bois et de cuivres et surtout d\u2019un continuo vari\u00e9, alors que l\u2019&nbsp;\u00e9nergie rythmique est tr\u00e8s appr\u00e9ciable. Nul doute que rien n\u2019est d\u00e9finitif pour Julia Kogan qui depuis a eu le temps de s\u2018approprier le style flamboyant de Vivaldi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle donnera ces m\u00eames airs avec Jean-Marc Andrieu et son orchestre des Passions. Nul doute que le feu et les larmes, la fureur et la douceur seront pr\u00e9sents comme il se doit. D\u2019autant qu\u2019avec le concours de cette voix prestigieuse, l\u2019Orchestre des Passions f\u00eate ses 25 ans lors de deux concerts. L\u2019un \u00e0 Montauban le 19 avril et l\u2019autre \u00e0 Odyssud le 20 avril. Le lustre de cette voix et la passion de cet orchestre associ\u00e9s offriront&nbsp; certainement des moments riches en \u00e9motions aux publics.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est \u00e0 signaler que ce CD est produit par une maison toulousaine qui signe son opus 2. Longue vie \u00e0 Rideau Rouge Records&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Antonio Vivaldi&nbsp;: Fioritura.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Airs d\u2019op\u00e9ras et Motet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">JULIA KOGAN, soprano. Chamber Orchestra Kremlin. Direction: Misha Rachlevsky<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.lesalondemusique.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Un CD Rideau Rouge. RRR02. Dur\u00e9e 60\u201936\u2019\u2019. Enregistrement de 2009.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.juliakogan.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Site de Julia Kogan<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>JULIA KOGAN va f\u00eater les 25 ans des Passions \u00e9crit par&nbsp;Hubert Stoecklin&nbsp;16 avril 2011 Julia Kogan la sage fera des folies Julia Kogan est une soprano de grand talent famili\u00e8re \u00e0 la sc\u00e8ne des r\u00f4les de soprano colorature les plus exigeants comme La Reine de la Nuit et ses terribles contre-fa, Blondchen de l\u2019Enl\u00e8vement au &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/julia-kogan-vivaldienne-douee\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Julia Kogan vivaldienne dou\u00e9e&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-1380","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chronique-cd"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1380"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1380\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1381,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1380\/revisions\/1381"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}