{"id":1389,"date":"2011-07-25T16:59:00","date_gmt":"2011-07-25T16:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=1389"},"modified":"2026-06-08T17:01:49","modified_gmt":"2026-06-08T17:01:49","slug":"la-neuvieme-a-orange-sans-orage","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/la-neuvieme-a-orange-sans-orage\/","title":{"rendered":"La neuvi\u00e8me \u00e0 Orange sans orage"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">La neuvi\u00e8me symphonie de Beethoven prot\u00e8gerait de la pluie ?<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e9crit par&nbsp;<a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\">Hubert Stoecklin<\/a>&nbsp;25 juillet 2011<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tugan Sokhiev et l\u2019Orchestre National du Capitole ont termin\u00e9 leurs 4 excellentes prestations lors du quaranti\u00e8me festival des Chor\u00e9gies d\u2019Orange avec un professionnalisme dont peu d\u2019orchestres peuvent s\u2019enorgueillir. Des gouttes de pluie n\u00e9fastes pour les instruments ont failli faire renoncer \u00e0 ce concert tant attendu. Mais apr\u00e8s une courte interruption entre le premier et le deuxi\u00e8me mouvement le r\u00eave a pu devenir r\u00e9alit\u00e9 et le concert a \u00e9t\u00e9 fameux !<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/2011\/07\/25\/la-neuvieme-symphonie-de-beethoven-protegerai-de-la-pluie\/ix%c2%b0orange11\/\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/IX%C2%B0Orange11-789x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2823\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une Ode \u00e0 la joie tant esp\u00e9r\u00e9e !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette ann\u00e9e l\u2019Orchestre du Capitole de Toulouse a rayonn\u00e9 sur les 40e Chor\u00e9gies d\u2019Orange avec brio tant pour les deux repr\u00e9sentations d\u2019A\u00efda que le concert symphonique de musique Russe. \u00c0 la symphonie avec ch\u0153ur de Beethoven revenait le r\u00f4le de clore avec faste cette premi\u00e8re partie des Chor\u00e9gies avant la venue de l\u2019Orchestre National de France&nbsp; pour Rigoletto fin juillet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces 4 concerts ont permis \u00e0 l\u2019orchestre et son jeune chef, Tugan Sokhiev, de s\u00e9duire sur place un public ravi relay\u00e9 par les cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision pour une repr\u00e9sentation d\u2019Aida et le concert du 11 juillet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la Neuvi\u00e8me symphonie un public nombreux (plus de 4000 personnes) a donc partag\u00e9 un grand moment d\u2019angoisse puis un plaisir rare, aiguillonn\u00e9 par la peur de la pluie mena\u00e7ante puis la conscience que la m\u00e9t\u00e9o d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e avait rendu les armes devant le chef d\u2019\u0153uvre de Beethoven ainsi interpr\u00e9t\u00e9. Le confort des salles de concerts n\u2019a pourtant \u00e9t\u00e9 regrett\u00e9 par personne. Quelle belle salle de concert que cet amphith\u00e9\u00e2tre bi-mill\u00e9naire&nbsp;! Rien ne lui est comparable au monde car la pr\u00e9cision des moindres murmures de l\u2019orchestre (jusqu\u2019\u00e0 la respiration des instrumentistes) est sid\u00e9rante et jamais aucune saturation n\u2019est possible, le son pouvant se d\u00e9ployer \u00e0 l\u2019infini sous le vaste ciel. La clart\u00e9 qui r\u00e9sulte de cette acoustique exceptionnelle permet de d\u00e9guster la fine musicalit\u00e9 de cette version de la symphonie la plus connue au monde, du moins dans sa derni\u00e8re partie, ce final choral visionnaire. Tugan Sokhiev a une relation passionnelle avec son orchestre qui explique en partie les risques accept\u00e9s par les instrumentistes lors des conditions m\u00e9t\u00e9o connues \u00e0 Orange ces jours ci. Signalons que le dernier acte d\u2019Aida le 12 juillet n\u2019a pu \u00eatre donn\u00e9 \u00e0 cause de la pluie. La conscience d\u2019un danger semblable a fait changer l\u2019ordre du programme qui a d\u00e9but\u00e9 par la IXe symphonie. Les premi\u00e8res mesures pianissimo ont permis de d\u00e9guster la finesse des cordes et la d\u00e9licatesse des cuivres et des bois. Le crescendo a ensuite \u00e9t\u00e9 savamment construit pour subjuguer les oreilles les plus exigeantes. La pr\u00e9cision des rythmes, la justesse des accords et l\u2019\u00e9nergie ma\u00eetris\u00e9e ont ensuite construit un premier mouvement urgent et excitant. La beaut\u00e9 des timbres, la vari\u00e9t\u00e9 des couleurs et surtout une pr\u00e9cision chirurgicale des rythmes ont conduit vers une forme d\u2019exaltation partag\u00e9e par le public. Cette promesse d\u2019une interpr\u00e9tation si originale a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite lorsque les instrumentistes, sous les assauts de la pluie, ont rang\u00e9 leurs instruments et que des b\u00e2ches ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es sur les contrebasses et les timbales. Renoncer&nbsp;? Apr\u00e8s une telle entr\u00e9e en mati\u00e8re&nbsp;?&nbsp; L\u2019h\u00e9micycle vide et le d\u00e9part d\u2019une partie des choristes le faisaient craindre \u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s quelques minutes infinies d\u2019angoisse, le retour des musiciens et des choristes a soulev\u00e9 des tonnerres d\u2019applaudissements. Prendre de vrais risques pour les cordes surtout (pauvres violoncelles) n\u2019est pas chose si banale. Il faut ici saluer l\u2019engagement exceptionnel des musiciens. Le public ne s\u2019en est pas priv\u00e9, applaudissant tr\u00e8s (trop&nbsp;?) souvent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La suite de l\u2019interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur des attentes avec de grands moments riches en \u00e9motions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choeur a \u00e9t\u00e9 au diapason et c\u2019est donc lui qui a gagn\u00e9 le c\u0153ur du public, au point d\u2019applaudir avant la fin une tr\u00e8s belle interpr\u00e9tation pleine de feu et d\u2019\u00e9nergie. En deuxi\u00e8me partie c\u2019est donc la 8e symphonie qui mobilis\u00e9 un orchestre partiellement renouvel\u00e9 au bois et cuivres. La filiation haydienne de cette partition qui souffre un peu du voisinage g\u00e9nial de la 7\u00b0 et la 9\u00b0 a \u00e9t\u00e9 rendue par la belle direction du chef Oss\u00e8te. La beaut\u00e9 des attaques, la souplesse des rythmes et l\u2019\u00e9l\u00e9gance des phras\u00e9s ont rendu \u00e0 merveille la d\u00e9licatesse et m\u00eame l\u2019humour de la partition. Plus d\u00e9tendu l\u2019orchestre a \u00e9t\u00e9 \u00e9tincelant et virtuose.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un nouveau magnifique concert de cet Orchestre si g\u00e9n\u00e9reux a fait des heureux dans ce beau th\u00e9\u00e2tre romain, \u00e9crin merveilleux \u00e0 l\u2019acoustique digne des meilleures salles de concert.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert&nbsp; Stoecklin<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La neuvi\u00e8me symphonie de Beethoven prot\u00e8gerait de la pluie ? \u00e9crit par&nbsp;Hubert Stoecklin&nbsp;25 juillet 2011 Tugan Sokhiev et l\u2019Orchestre National du Capitole ont termin\u00e9 leurs 4 excellentes prestations lors du quaranti\u00e8me festival des Chor\u00e9gies d\u2019Orange avec un professionnalisme dont peu d\u2019orchestres peuvent s\u2019enorgueillir. Des gouttes de pluie n\u00e9fastes pour les instruments ont failli faire renoncer &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/la-neuvieme-a-orange-sans-orage\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;La neuvi\u00e8me \u00e0 Orange sans orage&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,3],"tags":[],"class_list":["post-1389","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-opera","category-concert"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1389","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1389"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1389\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1390,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1389\/revisions\/1390"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}