{"id":1432,"date":"2011-11-22T13:09:00","date_gmt":"2011-11-22T13:09:00","guid":{"rendered":"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=1432"},"modified":"2026-06-09T13:10:51","modified_gmt":"2026-06-09T13:10:51","slug":"anne-catherine-gillet-la-belle","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/anne-catherine-gillet-la-belle\/","title":{"rendered":"Anne Catherine Gillet la belle"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Attention merveille indispensable&nbsp;!<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Barber \u2013 Berlioz \u2013&nbsp;Britten<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/utmisol.fr\/illustrations\/332-935.jpg\" alt=\"\" style=\"width:303px;height:auto\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Anne-Catherine Gillet, soprano<br>Orchestre Philharmonique Royal de Li\u00e8ge<br>Paul Daniel, direction<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les Toulousains, qui ont eu la chance de voir et d\u2019entendre la torche vive qu\u2019incarne Anne-Catherine Gillet dans des r\u00f4les aussi vari\u00e9s que Sophie, Despina, Zdenka, Suzanne, Popp\u00e9e ou Aricie, la r\u00e9ussite de ce CD n\u2019est pas une surprise. L\u2019intelligence de l\u2019artiste lui fait choisir pour son premier r\u00e9cital un programme d\u2019une exigence inou\u00efe et qui montre qu\u2019il n\u2019est pas possible de la classer dans les sopranos l\u00e9gers. Quand combien d\u2019autres stars en devenir enfilent les airs des r\u00f4les chant\u00e9s et \u00e0 venir sans v\u00e9ritable projet artistique pour leur CD carte de visite, la soprano Belge au temp\u00e9rament de feu choisit trois \u0153uvres magnifiques, r\u00e9clamant un grand soprano. Samuel Barber a \u00e9crit une rhapsodie lyrique, cr\u00e9e par l\u2019immense Eleanor Steber, qui s\u2019intitule&nbsp;<em>Knoxville:&nbsp;Summer of 1915<\/em>. La nostalgie, l\u2019omnipr\u00e9sence de l\u2019enfance en l\u2019adulte, la qualit\u00e9 du texte comme de la musique en font une pi\u00e8ce unique qui r\u00e9clame voix timbr\u00e9e et diction limpide. C\u2019est le mot qui caract\u00e9rise le mieux l\u2019art d\u2019Anne-Catherine Gillet. Voix, diction, style tout est limpide. Cette pr\u00e9cision du texte h\u00e9rit\u00e9e de son ma\u00eetre Jules Bastin est une merveille pour une voix si aigue. Nous sommes transport\u00e9s dans cette petite ville d\u2019autrefois, ou la nostalgie semble \u00e9ternelle.&nbsp;<br>Puis les&nbsp;<em>Nuits d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>&nbsp;de Berlioz nous d\u00e9voilent une diseuse aussi subtile que R\u00e9gine Crespin et une voix aussi belle dans sa fra\u00eecheur et sa profondeur. La subtilit\u00e9 technique h\u00e9rit\u00e9e de sa professeure Isabel Garcizans fait merveille. N\u2019ayons pas peur de l\u2019\u00e9crire, si Crespin a r\u00e9gn\u00e9 sur la discographie depuis les ann\u00e9es 60, Anne-Catherine Gillet arrive \u00e0 sa hauteur. L\u2019hommage est supr\u00eame car po\u00e9sie et musique sont mari\u00e9es \u00e0 la perfection comme chez son a\u00een\u00e9e. Et quelle belle voix, quel timbre riche et transparent \u00e0 la fois!&nbsp;Et sur toute la tessiture, m\u00eame l\u2019option grave sous la port\u00e9e sur le mot linceul du&nbsp;<em>Lamento sur la lagune<\/em>&nbsp;est l\u00e0. Inattendue dans ce r\u00e9pertoire pour voix sombre et aussit\u00f4t v\u00e9n\u00e9r\u00e9e, cette nouvelle soprano, alliant force et fra\u00eecheur comme sa devanci\u00e8re inclassable, Ileana Cotrubas, est promise \u00e0 un brillant avenir dans les r\u00f4les les plus vari\u00e9s. Son \u00e9nergie dans les Illuminations de Britten est impressionnante et quelle ma\u00eetrise de la voix dans les nuances les plus grandes du fortissimo au pianissimo le plus morendo d\u00e8s la fanfare inaugurale. Et cette capacit\u00e9 \u00e0 mettre en valeur la po\u00e9sie si fantasque de Rimbaud n\u2019est pas moins admirable.&nbsp;<br>L\u2019orchestre de Li\u00e8ge est magnifique et la direction de Paul Daniel a la m\u00eame \u00e9nergie et la m\u00eame finesse que la soliste. On devine une m\u00eame hauteur de vue et une collaboration tr\u00e8s aboutie.&nbsp;<br>Vraiment tant par le timbre rare qu\u2019une expression exacte, Anne-Catherine Gillet signe l\u00e0 un premier r\u00e9cital d\u2019exception.&nbsp;<br>Prise de son limpide comme permettant une \u00e9coute de toutes les irisations de la voix et les plus d\u00e9licates interventions de l\u2019orchestre.&nbsp;<br>Un disque indispensable et pour longtemps.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">I CD aeon. Enregistr\u00e9 en septembre 2011. Dur\u00e9e 66\u201921\u2019\u2019<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attention merveille indispensable&nbsp;! 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