{"id":1525,"date":"2026-04-12T07:59:00","date_gmt":"2026-04-12T07:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=1525"},"modified":"2026-07-29T08:00:22","modified_gmt":"2026-07-29T08:00:22","slug":"martha-argerich-la-divine-musiciennne","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/martha-argerich-la-divine-musiciennne\/","title":{"rendered":"Martha Argerich la divine musiciennne"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Argerich la divine<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e9crit par&nbsp;<a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\">Hubert Stoecklin<\/a>&nbsp;12 avril 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">CRITIQUE. Concert. TOULOUSE. Halle-aux-Grains, le 31 mars 2026. Mozart\/Ravel\/Rachmaninov. MARTHA ARGERICH et DONG HYEK LIM, pianos.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Martha Argerich en divinit\u00e9 musicale&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chaque venue de Martha Argerich \u00e0 Toulouse est un triomphe. Son \u00e9ternelle jeunesse subjugue. Son jeu souple, f\u00e9lin et fac\u00e9tieux ensorc\u00e8le. En v\u00e9ritable D\u00e9esse de la Musique elle a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une standing ovation en fin de concert. Le duo qu\u2019elle forme avec le jeune Kor\u00e9en Dong Hyek Lim est bien rod\u00e9. Il faut dire que les deux pianistes se sont surpass\u00e9s. Ils se connaissent tr\u00e8s bien et leurs qualit\u00e9s se mutualisent. Au terme d\u2019un r\u00e9cital g\u00e9n\u00e9reux, devant le succ\u00e8s obtenu ils ont donn\u00e9 deux bis. Cela a form\u00e9 plut\u00f4t une troisi\u00e8me partie de concert car le deuxi\u00e8me \u00ab&nbsp;bis&nbsp;\u00bb a \u00e9t\u00e9 la magnifique Fantaisie de Schubert en fa mineur pour 4 mains. La premi\u00e8re partie a offert la Sonate pour 2 pianos de Mozart et l\u2019adaptation de la Valse de Ravel \u00e0 2 pianos. La deuxi\u00e8me partie les 3 terribles danses symphoniques de Rachmaninov avec des difficult\u00e9s rythmiques incroyables. Nos deux pianistes n\u2019ont fait qu\u2019une bouch\u00e9e des pi\u00e8ges de ces trois \u0153uvres. La virtuosit\u00e9 et la vivacit\u00e9 rythmique des deux pianistes est \u00e9gale. Ce serait d\u00e9j\u00e0 en soi un miracle mais il faut rajouter le charisme de Martha Argerich qui irradie. Si dans Mozart un petit d\u00e9s\u00e9quilibre s\u2019est parfois fait percevoir cela n\u2019a rien enlev\u00e9 au charme de cette magnifique interpr\u00e9tation du chef d\u2019\u0153uvre mozartien. Martha Argerich a un jeu d\u2019une souplesse incroyable, ses traits sont vifs et ses nuances exquises. Son partenaire au premier piano est solaire, plein de force et joue un piano victorieux plus extraverti. Ce jeu moins nuanc\u00e9, moins souple et plus solide, a par moment cr\u00e9\u00e9 un petit d\u00e9calage de musicalit\u00e9. C\u2019est dans le deuxi\u00e8me mouvement, moins virtuose que l\u2019accord a \u00e9t\u00e9 parfaitement trouv\u00e9. La Valse de Ravel avec Martha au premier piano a \u00e9t\u00e9 d\u2019une osmose rythmique sid\u00e9rante, avec des couleurs, des nuances et des phras\u00e9s d\u2019une rare subtilit\u00e9. Partition dont l\u2019effet grisant orchestral a \u00e9t\u00e9 parfaitement rendu sous des mains si musicales. En deuxi\u00e8me partie les danses symphoniques de Rachmaninov (dans cette version audacieuse \u00e0 deux pianos de la main du compositeur) ont mont\u00e9 d\u2019un cran dans la virtuosit\u00e9. Le jeu a \u00e9t\u00e9 vibrant, les couleurs ont explos\u00e9 et les nuances sont devenues fulminantes. La joie de partager cette musique avec le public a \u00e9t\u00e9 d\u2019une force communicative. Le succ\u00e8s retentissant a permis d\u2019obtenir un premier bis. Une adaptation \u00e0 4 mains d\u2019un choral de Bach a \u00e9t\u00e9 d\u2018une po\u00e9sie totale. Puis, on n\u2019osera pas le qualifier de bis tant cela repr\u00e9sente une troisi\u00e8me partie de programme&nbsp;: la Fantaisie pour 4 mains de Schubert a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u0153uvre la plus parfaite de la soir\u00e9e. Ainsi des absolus chefs d\u2019\u0153uvres ont encadr\u00e9 la soir\u00e9e&nbsp;: la Sonate de Mozart \u00e0 2 pianos et la Fantaisie de Schubert \u00e0 4 Mains. Nos deux artistes musiciens nous ont offert une soir\u00e9e rare de partage musical. La standing ovation spontan\u00e9e n\u2019a \u00e9t\u00e9 qu\u2019une \u00e9vidence devant tant de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Une nouvelle soir\u00e9e inoubliable gr\u00e2ce aux Grands Interpr\u00e8tes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/img-4193-scaled.jpeg\" alt=\"IMG 4193\" class=\"wp-image-164319\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Photo&nbsp;: H.S.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Argerich la divine \u00e9crit par&nbsp;Hubert Stoecklin&nbsp;12 avril 2026 CRITIQUE. Concert. TOULOUSE. Halle-aux-Grains, le 31 mars 2026. Mozart\/Ravel\/Rachmaninov. MARTHA ARGERICH et DONG HYEK LIM, pianos. Martha Argerich en divinit\u00e9 musicale&nbsp; Chaque venue de Martha Argerich \u00e0 Toulouse est un triomphe. Son \u00e9ternelle jeunesse subjugue. Son jeu souple, f\u00e9lin et fac\u00e9tieux ensorc\u00e8le. 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