{"id":1529,"date":"2026-03-30T08:03:00","date_gmt":"2026-03-30T08:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=1529"},"modified":"2026-07-29T08:07:18","modified_gmt":"2026-07-29T08:07:18","slug":"le-retour-de-tramo-peltokoski-en-demi-teinte","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/le-retour-de-tramo-peltokoski-en-demi-teinte\/","title":{"rendered":"Le retour de Tramo Peltokoski en demi teinte"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">le retour de Tramo Pelokoski en demi teinte<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00e9crit par&nbsp;<a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\">Hubert Stoecklin<\/a>&nbsp;30 mars 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">CRITIQUE, concert. TOULOUSE, Halle-aux-Grains, le 13 mars 2026. PENDEREKI\/CHOPIN\/LUTOSLAWSKI. Mao Fujita, piano. ORCHESTRE NATIONAL DU CAPITOLE. Tarmo Peltokoski.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le retour tant attendu de Tarmo Peltokoski<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce soir Toulouse attendait ardemment le retour de son directeur artistique \u00e9loign\u00e9 de la sc\u00e8ne pour raison m\u00e9dicale. Une Halle-aux-Grains pleine \u00e0 craquer et la pr\u00e9sence du Consul de Finlande l\u2019attestaient. Le programme du concert d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la Pologne a d\u00e9concert\u00e9 une part du public. Le fait que Tarmo Peltokoski n\u2019a pas dirig\u00e9 depuis novembre 2025 a chang\u00e9 la donne&nbsp;: cela ne repr\u00e9sente plus un concert exp\u00e9rimental au sein d\u2019une saison et devient le point de mire du landernau musical Toulousain. Force de constater qu\u2019une certaine d\u00e9ception a domin\u00e9 la soir\u00e9e. La premi\u00e8re \u0153uvre met en valeur toutes les cordes de l\u2019orchestre. Cette \u0153uvre totalement exp\u00e9rimentale de Pendereski a \u00e9t\u00e9 dans un deuxi\u00e8me temps d\u00e9di\u00e9e aux victimes d\u2019Hiroshima. En moins de 10 minutes toute l\u2019horreur de la mort par la bombe atomique fait irruption. C\u2019est d\u2019autant plus violent dans notre \u00e9poque de retour de la guerre. Tarmo Peltokoski domine parfaitement la partition et semble concentr\u00e9 et appliqu\u00e9. La complexit\u00e9 des clusters est maitris\u00e9e, le jeu des cordes est virtuose entre frappe de l\u2019instrument, notes jou\u00e9es&nbsp;<em>pianissimo<\/em>, notes en&nbsp;<em>pizzicati<\/em>, les&nbsp;<em>glissandi<\/em>&nbsp;et le jeu&nbsp;<em>sul ponticello<\/em>&nbsp;: tout un tas de sonorit\u00e9s rares et complexes se superposent. La virtuosit\u00e9 prend toutefois le pas sur l\u2019\u00e9motion. Le public applaudit d\u2019admiration. L\u2019installation spectaculaire du piano sorti de terre permet au pianiste japonais Mao Fujita d\u2019entrer en sc\u00e8ne.&nbsp; Vainqueur en 2017 du concours Clara Haskil, une grande musicalit\u00e9 \u00e9tait attendue. Tarmo Peltokovski allait montrer ses qualit\u00e9s d\u2019accompagnateur dans un concerto exigeant un subtil \u00e9quilibre. D\u00e8s les premi\u00e8res notes de la longue introduction musicale un malaise s\u2019est install\u00e9 car ce son compact, lourd et puissant ne semblait pas accord\u00e9 \u00e0 la d\u00e9licatesse de l\u2019orchestration de Chopin. Il faut dire que l\u2019orchestre \u00e9tait pl\u00e9thorique (8 contrebasses). &nbsp;L\u2019entr\u00e9e du pianiste a ensuite \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rique&nbsp; en termes de sonorit\u00e9 avec une timbre vide d\u2019\u00e9motion et une totale absence de nuances, comme l\u2019orchestre lui-m\u00eame qui est rest\u00e9 dans un mezzo forte tout le long. Nous \u00e9tions nombreux \u00e0 chercher d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment Chopin ce soir. Las, ce r\u00e9pertoire ne convient ni au chef ni au pianiste. Applaudi pour son jeu sans faille Maho Fujita offre un bis mani\u00e9r\u00e9.&nbsp;<em>La plus que lente<\/em>&nbsp;de Debussy demande une autre po\u00e9sie et un autre jeu de couleurs et de belles nuances\u2026 Ce rendez-vous est manqu\u00e9 avec le jeune Mao Fujita ce soir hors du r\u00e9pertoire qui lui convient.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la deuxi\u00e8me partie de concert Tarmo Peltokoski semble prendre plaisir \u00e0 diriger la tr\u00e8s complexe 3\u00e8me symphonie de Lutoslawski. C\u2019est tr\u00e8s brillant, impeccablement dirig\u00e9 avec clart\u00e9 et rigueur. Mais aucune \u00e9motion ne nait de cette interpr\u00e9tation. L\u2019orchestre est absolument somptueux de timbre, de nuances et de phras\u00e9s. Les percussions sont particuli\u00e8rement virtuoses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le retour de Tarmo Peltokoski est une tr\u00e8s bonne nouvelle pour la maison Capitole et son public. Nous attendons le jeune maestro pour des concerts \u00e0 venir plus \u00e0 m\u00eame de r\u00e9v\u00e9ler ses talents d\u2019interpr\u00e8te. Ce retour ce soir est comme en demi-teinte, une mise en bouche un peu fade.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/130326concert-101-27jpg-scaled.jpeg\" alt=\" 130326CONCERT 101 27 Jpg\" class=\"wp-image-164313\"\/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>le retour de Tramo Pelokoski en demi teinte \u00e9crit par&nbsp;Hubert Stoecklin&nbsp;30 mars 2026 CRITIQUE, concert. TOULOUSE, Halle-aux-Grains, le 13 mars 2026. PENDEREKI\/CHOPIN\/LUTOSLAWSKI. Mao Fujita, piano. ORCHESTRE NATIONAL DU CAPITOLE. Tarmo Peltokoski. Le retour tant attendu de Tarmo Peltokoski Ce soir Toulouse attendait ardemment le retour de son directeur artistique \u00e9loign\u00e9 de la sc\u00e8ne pour raison &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/le-retour-de-tramo-peltokoski-en-demi-teinte\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Le retour de Tramo Peltokoski en demi teinte&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1235,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1529","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1529","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1529"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1529\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1530,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1529\/revisions\/1530"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1235"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1529"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1529"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1529"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}