{"id":1680,"date":"2026-10-15T11:43:25","date_gmt":"2026-10-15T11:43:25","guid":{"rendered":"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=1680"},"modified":"2026-10-15T11:43:25","modified_gmt":"2026-10-15T11:43:25","slug":"bruno-walter-chez-warner-20-cd","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/bruno-walter-chez-warner-20-cd\/","title":{"rendered":"Bruno Walter chez Warner 20 CD"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CRITIQUE.CD. Coffret WARNERCLASSICS. BRUNO WALTER. Mozart. Haydn. Brahms. Mahler. Strauss. Wagner. Schumann. Schubert. Berlioz. Remasterisation d\u2019enregistrement pris entre 1924 et 1939.&nbsp; Orchestres de Vienne, Berlin, Paris, Londres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Bruno Walter l\u2019enthousiaste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce beau coffret a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 avec grand soin. La remasterisation de Christophe H\u00e9nault du Art et Son Studio, Annecy, est un travail &nbsp;absolument exceptionnel. Ceux qui connaissaient les quelques gravures \u00e9dit\u00e9es en microsillon, et r\u00e9\u00e9dit\u00e9es en CD (la <strong>mythique Walkyrie<\/strong> de 1935) seront estomaqu\u00e9s. La plupart des enregistrements de ce coffret n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s en CD. Le r\u00e9pertoire de ce chef viennois est vaste. Il a beaucoup enregistr\u00e9 avec l\u2019Orchestre Philharmonique de Vienne (plus de la moiti\u00e9 des documents) mais \u00e9galement \u00e9tait tr\u00e8s souvent invit\u00e9 \u00e0 Berlin, Paris et Londres. Qu\u2019on juge le fracas qu\u2019a \u00e9t\u00e9 pour ce grand musicien le nazisme, le second conflit mondial, le d\u00e9part et le renoncement \u00e0 la carri\u00e8re internationale prestigieuse qu\u2019il menait y compris au disque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il nous laisse une d\u00e9cennie confortable d\u2019enregistrements qui permet de retenir 20 CD aux minutages tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reux. Tout est int\u00e9ressant. La direction de Bruno Walter ne perd rien \u00e0 l\u2019enregistrement.<strong> Ses qualit\u00e9s uniques sont <em>l\u2019\u00e9nergie, l\u2019enthousiasme, la jeunesse de l\u2019\u00e2me. Il a du style.<\/em> <\/strong>C\u2019est \u00e0 dire que dans les \u0153uvres de <strong>Johann Strauss ou de Richard Strauss<\/strong> <em>il \u00ab\u00a0v<strong>alse\u00a0\u00bb<\/strong> c<\/em><strong><em>omme personne.<\/em> <\/strong>Quel que soit l\u2019orchestre, Londres, Vienne, Paris c\u2019est le m\u00eame mouvement irr\u00e9sistible de valse avec un je ne sais quoi d\u2019enivrant. <strong>Ce mouvement de danse est chaque fois que possible mis en \u00e9vidence,<\/strong> ainsi dans <strong>Brahms, dans Berlioz, dans Beethoven, Haydn, Mozart.<\/strong> Chaque fois on red\u00e9couvre un th\u00e8me, un mouvement plus \u00e9vident que dans d\u2019autres versions. L\u2019autre caract\u00e9ristique de sa direction est <strong>le <em>d\u00e9veloppement du chant.<\/em> <\/strong>Il fait chanter les th\u00e8mes comme personne.\u00a0 Il sait choisir ses sopranos (<strong>Lothe Leehmann et Elisabeth Schumann<\/strong>). Ses tempi sont allants, ses contrastes tr\u00e8s nets. Il est frappant avec la remast\u00e9risation de retrouver des <em>contrastes de nuance si vivants<\/em>. Ainsi les finals de <strong>Haydn<\/strong> sont inventifs et festifs. Son <strong>Mozart<\/strong> est toujours exquis. Il y a \u00e9galement la mise en valeur des <strong><em>\u00e9l\u00e9ments th\u00e9\u00e2traux<\/em> <em>dans sa direction<\/em> <\/strong>ce qui fait qu\u2019il excelle dans les ouvertures qui racontent bien souvent toute l\u2019intrigue. Dans Mahler on atteint au graal car il a \u00e9t\u00e9 ami du compositeur. <strong>Les Kindertotenlieder avec Kathleene Ferrier et les Wiener Philharmoniker<\/strong> est un disque iconique. Ici son Chant de la terre avec<strong> Kerstin Toborg <\/strong>ne peut faire oublier celui qu\u2019il enregistrera bien plus tard avec Kathleene Ferrier. Pourtant le timbre, l\u2019art du dire et l\u2019art du chant de Kerstin Toborg sont magnifiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est touchant de l\u2019entendre en pianiste dans le concerto de Mozart n\u00b0 20. Les deux <strong>concertos de Beethoven le 5\u00e8me avec Walter Gieseking et le violon avec Joseph Szigeli<\/strong> sont pr\u00e9cieux car l\u2019orchestre y fait entendre des qualit\u00e9s rares de chant et de danse bien loin du simple accompagnement. La plus grande surprise pour moi ont \u00e9t\u00e9 les <strong>symphonies de Brahms<\/strong> si vivantes, dansantes et chantantes. Dans des tempi vifs sans aucune lourdeur jamais. <em><strong>La modernit\u00e9 de cette direction est ici aveuglante.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un mot sur les orchestres que ce soit Paris, Londres, Berlin ou Vienne on trouve des diff\u00e9rences (on peut m\u00eame les reconnaitre) mais chaque capitale ne peut que s\u2019enorgueillir du niveau orchestral. <strong>La symphonie Fantastique de Paris est \u00e9blouissante.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voil\u00e0 donc un magnifique coffret dont l\u2019objet est un chef cosmopolite et pourtant tr\u00e8s viennois, tr\u00e8s original et moderne \u00e0 la fois. Il est tr\u00e8s attachant. Il &nbsp;est &nbsp;inoubliable et nous avons grande joie \u00e0 le retrouver dans un son, certes \u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9poque&nbsp;\u00bb, mais devenu bien plus supportable \u00e0 nos oreilles habitu\u00e9es \u00e0 la beaut\u00e9 sonore parfois sans vrai message. Ce n\u2019est pas le cas ici&nbsp;: le message de Bruno Walter pourrait \u00eatre <strong><em>durer et aimer en musique&#8230;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"739\" height=\"739\" src=\"https:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1681\" style=\"aspect-ratio:1;width:236px;height:auto\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image.png 739w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-300x300.png 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-150x150.png 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-100x100.png 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 739px) 100vw, 739px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Coffret de 20 CD paru en septembre 26 chez WARNERCLASSICS.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dur\u00e9e Totale 24h45min.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Ludwig van Beethoven&nbsp;: Concerto pour violon op. 61. Concerto pour piano n\u00b0 5 op. 73. Ouvertures des Cr\u00e9atures de Prom\u00e9th\u00e9e op. 43, Fidelio op. 72, L\u00e9onore III op. 72a, Coriolan op. 62. Symphonie n\u00b0 6 op. 68. Hector Berlioz&nbsp;: &nbsp;Menuet des Follets de la Damnation de Faust op. 24. Symphonie Fantastique op. 14. Johannes Brahms : Symphonies n\u00b0 1 op. 68, n\u00b03 op. 90, n\u00b0 4 op. 98. Ouverture pour une f\u00eate acad\u00e9mique op. 80. Anton Bruckner (1824-1896): Te Deum. Arcangelo Corelli : Concerto grosso op. 6 n\u00b0 8. Georg Friederic Haendel : Concerto grosso op. 6 n\u00b0 12. Joseph Haydn : Symphonies n\u00b0 86, 92, 96 et 100. Gustav Mahler&nbsp;: Kindertotenlieder (avec prises alternatives). Adagietto de la Symphonie n\u00b0 5. Symphonie n\u00b0 9. Das Lied von der Erde. Ich bin der Welt abhanden gekommen, extrait des R\u00fcckert-Lieder Felix Mendelssohn (1809-1945): Nocturne du Songe d\u2019une Nuit d\u2019\u00e9t\u00e9 op. 61. Wolfgang Amadeus Mozart&nbsp;: &nbsp;Requiem K. 626. Symphonies n\u00b0 38 K. 504, n\u00b0 40 K. 550, n\u00b0 41 K. 551. Eine kleine Nachtmusik K. 525. Danses allemandes K. 605. Concerto pour piano n\u00b0 20 K. 466. Ouvertures de La Finta Giardiniera K. 196, Clemenza di Tito K. 621, Fl\u00fbte Enchant\u00e9e K. 620, Noces de Figaro K. 492. Giovanni Pierluigi Palestrina : Stabat Mater. Franz Schubert Symphonies n\u00b0 8 D. 759 et n\u00b0 9 D. 944. Extraits de Rosamunde D. 797. Robert Schumann : Symphonie n\u00b0 4 op. 120. Bedrich Smetana&nbsp;: &nbsp;Ouverture de la Fianc\u00e9e vendue. Johann Strauss II : ouvertures de la Chauve-Souris, Baron Tzigane. Wiener Blut, Geschichten aus dem Wienerwald, Rosen aus dem S\u00fcden, Kaiser-Walzer. Richard Strauss : Tod und Verkl\u00e4rung op. 24. Don Juan op. 20. Danse des Sept Voiles de Salom\u00e9 op. 54. Valses du Chevalier \u00e0 la Rose et finale de l\u2019Acte II op. 59. Richard Wagner : Siegfried-Idyll, Voyage sur le Rhin de Siegfried, Pr\u00e9ludes des actes I, II et III des Ma\u00eetres Chanteurs de Nuremberg. Liebestod de Tristan et Isolde. Pr\u00e9lude, Sc\u00e8ne de la transformation, Jardin magique de Klingsor de Parsifal. Pr\u00e9lude de l\u2019Acte III de Lohengrin. Die Walk\u00fcre, extraits. Marche fun\u00e8bre du Cr\u00e9puscule des Dieux. Venusberg de Tannh\u00e4user. Ouvertures de Rienzi, du Vaisseau fant\u00f4me. Carl Maria von Weber : Ouverture du Freisch\u00fctz.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CRITIQUE.CD. Coffret WARNERCLASSICS. BRUNO WALTER. Mozart. Haydn. Brahms. Mahler. Strauss. Wagner. Schumann. Schubert. Berlioz. Remasterisation d\u2019enregistrement pris entre 1924 et 1939.&nbsp; Orchestres de Vienne, Berlin, Paris, Londres. Bruno Walter l\u2019enthousiaste Ce beau coffret a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 avec grand soin. 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