{"id":34,"date":"2019-01-07T22:23:05","date_gmt":"2019-01-07T22:23:05","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=34"},"modified":"2022-11-23T15:17:43","modified_gmt":"2022-11-23T15:17:43","slug":"celibidache-the-munich-years-chez-warner-classics","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/celibidache-the-munich-years-chez-warner-classics\/","title":{"rendered":"CELIBIDACHE : The Munich Years chez Warner Classics"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte-rendu Coffret de CD. Sergiu \nCELIBIDACHE (1912-1996) : The Munich Years. Enregistrements Live de 1979\n \u00e0 1996 sauf CD 49 de 1948.Enregistrements St\u00e9r\u00e9o sauf CD 49. Coffret \nWarner Classics 019029558154.Compilation de 2018. M\u00fcnchner \nPhilharmoniker, solistes nombreux; Sergiu Celibidache, direction.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/0190295581541-celibidache-the-munich-years.jpg\" alt=\"Impact Drawing\" class=\"wp-image-87796\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">CELIBIDACHE le musicien philosophe irrempla\u00e7able !<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ce coffret est un v\u00e9ritable \u00e9v\u00e9nement pour plusieurs raisons.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le chef roumain <strong>Sergiu Celibidache<\/strong>  est rarissime au disque. De son fait principalement car il a toujours  refus\u00e9 d\u2019enregistrer alors que les majors vivaient leur \u00e9poque la plus  florissante. En effet seule la musique en concert l\u2019int\u00e9ressait. Pour  lui la musique n\u2019existait que dans l\u2019instant de sa cr\u00e9ation, en fonction  du lieu, des musiciens et du public pr\u00e9sent. Heureusement apr\u00e8s une  p\u00e9riode nomade des plus riches mais sans t\u00e9moignages enregistr\u00e9s  officiellement, en dehors des concerts radiodiffus\u00e9s, il a su s\u2019attacher  \u00e0 l\u2019orchestre Philharmonique de Munich : le <strong>M\u00fcnchner Philharmoniker<\/strong>. En collaboration avec la Radio bavaroise tous les concerts , ou presque, ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s de 1979 \u00e0 1996. <strong>Sage philosophe pratiquant le Zen<\/strong>,  le respect \u00e9tait au centre de l\u2019\u00e9thique du chef. Ainsi durant les 17  ans de leur collaboration l\u2019humanit\u00e9 de leurs \u00e9changes et la rigueur du  travail toujours approfondi et les longes r\u00e9p\u00e9titions partag\u00e9es ont  offert au public munichois des concerts inoubliables. Le legg a \u00e9t\u00e9  valid\u00e9 par les h\u00e9ritiers et ce coffret tr\u00e8s soigneusement organis\u00e9 et  pr\u00e9sent\u00e9 avec soin est ainsi offert \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/91mg83-j6ml--sl1500-.jpg\" alt=\"91mg83 J6ml Sl1500 \" class=\"wp-image-87797\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au travers du parcours d\u2019\u00e9coute de ce  fascinant coffret, au del\u00e0 de la caricature des tempi lents, une sorte  d\u2019\u00e9vidence s\u2019impose. Il y a quelque chose d\u2019organique, voir d\u2019oc\u00e9anique  dans la direction de <strong>Celibidache.<\/strong> Tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement  des vagues se l\u00e8vent du fond de l\u2019orchestre et toujours respirent  amplement. La relative lenteur permet une \u00e9coute comme lib\u00e9r\u00e9e d\u2019une  urgence hyst\u00e9rique qu\u2019une certaine tradition h\u00e9rit\u00e9e de Karajan a valoris\u00e9. Ici c\u2019est la direction de la musique, le parcours  qu\u2019elle prend, l\u2019endroit ou elle va, qui guident notre oreille, avec des  phras\u00e9s amples et g\u00e9n\u00e9reux et ainsi nait une \u00e9coute renouvel\u00e9e. Mais  l\u2019humour n\u2019est pas absent, ainsi l\u2019ouverture de la Chauve Souris pour  nous en persuader, avec son basson goguenard\u2026 et son rubato\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/90747-1024x807.jpg\" alt=\"90747\" class=\"wp-image-87798\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br> Une autre constance est la perfection des sonorit\u00e9s et des nuances qu\u2019il obtient de son orchestre. Le <strong>M\u00fcnchner Philharmoniker<\/strong>  \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 merveilleux lorsqu\u2019il en a pris la t\u00eate mais qui il ne va  cesser de progresser au point de devenir l\u2019un des tous meilleurs du  monde. Mais sans cette sorte de couleur ripolin\u00e9e des grands orchestres  enregistr\u00e9s, ou ces nuances gonfl\u00e9es par les techniciens. Tous les  concerts enregistr\u00e9s ici sont fascinants, parfois inoubliables, nous en  d\u00e9taillerons certains. Le naturel qui diffuse \u00e0 l\u2019\u00e9coute est tr\u00e8s  particulier. La respiration de la direction rencontre l\u2019air libre de la  prise de son. Le r\u00e9pertoire est centr\u00e9 par la musique symphonique  germanique, car c\u2019est l\u2019 ici et maintenant du chef munichois. Tout  <em>Bruckner <\/em>mais \u00e9galement tous les extraits symphoniques de Wagner avec un  sens du phras\u00e9, des nuances et des silences absolument prodigieux. De  son passage \u00e0 l\u2019<strong>Orchestre National de France <\/strong>il reste <em>Ravel, Debussy,  Roussel et Milhaud <\/em>dans des interpr\u00e9tations incroyablement belles. Les  compositeurs Russes sont aussi explor\u00e9s avec bonheur. Ainsi <em>Tcha\u00efkovski<\/em>  avec \u00e9motion, fermet\u00e9 et sans pathos excessif, <em>Chostakovitch<\/em> moderne et  hyper color\u00e9. Mais le c\u0153ur du corpus est donc germanique avec une  admiration au p\u00e8re fondateur <em>Beethoven<\/em>. <strong>Ce sont les symphonies  de <em>Bruckner<\/em> qui sont la sp\u00e9cialit\u00e9 de Celibidache l\u00e0 ou sa musicalit\u00e9 et  sa philosophie se rencontrent au point d\u2019offrir des interpr\u00e9tations quasi hypnotiques<\/strong>. Emi avait d\u00e9j\u00e0 diffus\u00e9 certaines symphonies.  Elle sont toutes dans ce coffret sauf les deux premi\u00e8res. Avec la 3 \u00e8me  <em>Messe de Bruckner et son Te Deum <\/em>nous tenons l\u00e0, la premi\u00e8re raison qui  fait de ce coffret un absolu. Impossible de ne pas \u00e9couter ces concerts  historiques avec reconnaissance.  Mais d\u2019autres moments inoubliables nous attendent. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les  classiques <em>Mozart et Haydn<\/em> sont interpr\u00e9t\u00e9s avec un grand s\u00e9rieux et une  pond\u00e9ration mettant particuli\u00e8rement en lumi\u00e8re la perfection formelle.  <em>Beethoven<\/em> est magnifi\u00e9 rythmiquement et nuanc\u00e9 avec art. Nous pr\u00e9f\u00e9rons  les 3,5,6 et 9. Les trois Symphonies de <em>Schumann<\/em> sont admirables.  <em>Brahms<\/em> avec majest\u00e9 et une splendeur formelle est phras\u00e9 avec  magnificence. S<em>chubert<\/em> est aussi splendidement romantique. Le  <em>Scheherazade de Rimsky-Korsakov <\/em>donne toute ses lettres de noblesses et  un final cosmique inou\u00ef \u00e0 une partition trop souvent galvaud\u00e9e dans ses  effets faciles. Le r\u00e9pertoire choral est abord\u00e9 avec respect et majest\u00e9.  Si la <em>Messe en si de Bach<\/em> est discutable son credo nous entraine entre  terre et cosmos et il ne peut laisser indiff\u00e9rent. Le <em>Requiem de Verdi <\/em> est fascinant par certains partis pris, le <em>Requiem de Mozart<\/em> surnaturel,  avec des d\u00e9couvertes dans l\u2019orchestration tout \u00e0 fait prodigieuses,  mais c\u2019est le <em>Requiem de Brahms<\/em> qui atteint des sommets avec une <strong>Margaret Price<\/strong> id\u00e9ale. Le <em>Requiem de Faur\u00e9 <\/em>convainc par une inhabituelle grandeur et aucune autre soprano que <strong>Margaret Price<\/strong>  ne pouvait habiter jusqu\u2019au fond les immenses phrases du tempo large du  Pie Jesu. Son souffle immense, la richesse de son timbre et les nuances  incroyables font de ce moment soliste du Requiem de Faure un des  moments de gr\u00e2ce absolue de la musique. Il n\u2019est pas possible de  d\u00e9tailler d\u2019avantage un tel coffret, je pense que les amateurs de  musique seront sensibles \u00e0 cette vision si noble du chef Roumain, qui au  del\u00e0 des modes a su diffuser sa pens\u00e9e musicale \u00e0 des sommets g\u00e9niaux  qui sont tr\u00e8s nombreux dans ce magnifique coffret. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La prise de son est  tr\u00e8s naturelle, une tr\u00e8s belle st\u00e9r\u00e9o a\u00e9r\u00e9e.<\/strong> Le public, un peu enrhum\u00e9  parfois, est tr\u00e8s chaleureux dans les applaudissements laiss\u00e9s comme  pour rappeler que ce sont avant tout des concerts et non des  enregistrements. Celi,c\u2019est le surnom donn\u00e9 au chef par certains  musiciens et ses intimes, reste pr\u00e9sent avec sa spiritualit\u00e9 profonde  pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 ce coffret dont la dimension historique est  incontestable et fascinante.<br> Enfin un large public pourra appr\u00e9cier tout ce que ce chef si singulier a apport\u00e9 \u00e0 la musique en concert.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sergiu.jpg\" alt=\"Sergiu\" class=\"wp-image-87799\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>\nHubert Stoecklin<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte-rendu Coffret de CD. Sergiu CELIBIDACHE (1912-1996) : The Munich Years. Enregistrements Live de 1979 \u00e0 1996 sauf CD 49 de 1948.Enregistrements St\u00e9r\u00e9o sauf CD 49. Coffret Warner Classics 019029558154.Compilation de 2018. 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