{"id":372,"date":"2023-01-05T22:15:44","date_gmt":"2023-01-05T22:15:44","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=372"},"modified":"2023-01-05T22:24:15","modified_gmt":"2023-01-05T22:24:15","slug":"7-livre-de-madrigaux-de-monteverdi-par-alessandrini","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/7-livre-de-madrigaux-de-monteverdi-par-alessandrini\/","title":{"rendered":"7 \u00b0 Livre de Madrigaux de Monteverdi par Alessandrini"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Critique. Enregistrement. MONTEVERDI. Septi\u00e8me livre de madrigaux. Concerto Italiano. Rinaldo Alessandrini. 2 CD Na\u00efve. Enregistrement d\u2019octobre 2020.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\"><strong>Monteverdi en majest\u00e9 avec la nouvelle lecture de Rinaldo Alessandrini&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1015\" src=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front-1024x1015.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-373\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front-1024x1015.jpg 1024w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front-300x297.jpg 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front-150x150.jpg 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front-768x761.jpg 768w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front-100x100.jpg 100w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/3700187673659-front.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;La couverture du CD annonce les partis pris de l\u2019enregistrement. Nous voyons un Rinaldo Alessandrini s\u00e9v\u00e8re assis \u00e0 la table, un livre dans les mains, un verre d\u2019eau \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Il enregistre la musique de Monteverdi avec grand succ\u00e8s depuis les ann\u00e9es 1990. Toute nouvelle lecture propos\u00e9e par ce grand sp\u00e9cialiste mont\u00e9verdien transalpin est un \u00e9v\u00e8nement. Sa lecture de ce Septi\u00e8me Livre de Madrigaux semble plus aust\u00e8re, plus stricte, plus intellectuelle. Position charni\u00e8re pour Rinaldo Alessandrini qui dans ses interpr\u00e9tations pr\u00e9c\u00e9dentes des madrigaux de Monteverdi attachait plus de prix \u00e0 un cot\u00e9 comme improvis\u00e9, \u00e0 des contrastes surprenants et des couleurs plus satur\u00e9es. Ainsi je pense au livre-disque du huiti\u00e8me livre \u00e9dit\u00e9 en 2010 avec un texte passionnant et de reproduction de tableaux somptueux dans lesquels les madrigaux sont plus color\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette version ci serait plut\u00f4t grav\u00e9e \u00e0 la pointe, comme dans une fine gravure qui fait ressortir les structures, cis\u00e8le le texte et offre un accompagnement instrumental richement vari\u00e9 aux voix.&nbsp; Les chanteurs sont tous excellents, les voix sont tr\u00e8s homog\u00e8nes, sans oppositions marqu\u00e9es ou personnalit\u00e9 fortes. Cela cr\u00e9e dans les nombreux duos un effet de sym\u00e9trie, d\u2019imitation absolument id\u00e9al. Je ne connais pas d\u2019enregistrements ou cette perfection d\u2019appariement vocal est atteinte si constamment. D\u2019un autre cot\u00e9 les deux grand soli de soprano la \u00ab&nbsp;Lettera amorosa&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Con che soavita&nbsp;\u00bb, s\u2019ils sont dits impeccablement et chant\u00e9s \u00e0 la perfection, le sont par une voix trop simple. Des voix plus originales et des interpr\u00e8tes plus th\u00e9\u00e2tralement actives nous touchent ailleurs autrement (les plus magiques \u00e9tant Cathy Berberian et Guillemette Laurens dans des gravures illustres). Ainsi le parti pris de Rinaldo Alessandrini est de ne pas s\u2019abandonner au th\u00e9\u00e2tre si s\u00e9duisant qui se devine partout dans cet opus si original de Monteverdi. Car l\u2019audace de Monteverdi qui abandonne ici le Madrigal \u00e0 Cinq Voix revendique le pouvoir de s\u00e9duction de la voix soliste avec accompagnement. Il est symptomatique que dans le titre de Monteverdi lui-m\u00eame il est question de madrigaux \u00e0 1,2,3,4 et 6&nbsp;voix ! Il renonce au madrigal \u00e0 cinq voix jusque-l\u00e0 la seule r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;! En ne c\u00e9dant pas \u00e0 cette th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 \u00e9vidente, qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre et qui pourtant est contenue dans tout ce septi\u00e8me livre, Rinaldo Alessandrini et ses interpr\u00e8tes renforcent la puissance de la composition, sa solidit\u00e9 structurale, la beaut\u00e9 de l\u2019instrumentation et la pr\u00e9cision des po\u00e8mes et surtout l\u2019originalit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture. Les textes sont soigneusement ordonn\u00e9s par auteurs ce qui change l\u2019ordre des madrigaux, mais l\u00e0 aussi le tact avec lequel les choses sont faites permet une \u00e9coute fluide. Les instruments sont choisis avec finesse, \u00e9vitant le clavecin trop syst\u00e9matique. Ainsi le th\u00e9orbe et la harpe \u00e9tant bien mis en valeur avec leur effet d\u2019enveloppement moelleux. Le rajout d\u2019une courte introduction de Biago Marini pour ouvrir le deuxi\u00e8me CD est id\u00e9ale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La prise de son est sur la m\u00eame ligne, pr\u00e9cise, sans r\u00e9verb\u00e9ration. Je pense vraiment \u00e0 la grande pr\u00e9cision et la clart\u00e9 qui nait lorsque l\u2019on regarde de belles gravures.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette interpr\u00e9tation majeure ne peut \u00eatre la seule dans une discoth\u00e8que, La Venexiana, les anglais la compl\u00e8tent par un th\u00e9\u00e2tre plus assum\u00e9 dans sa s\u00e9duction et ses outrances et demeurent indispensables. Ces multiples versions permettent de comprendre et de d\u00e9guster l\u2019absolue modernit\u00e9 de Claudio Monteverdi dans son \u00ab&nbsp;Concerto Settimo libro de madrigali a 1,2,3,4 et 6 voci, con altri generi di Canti&nbsp;\u00bb. &nbsp;Il prend ouvertement le total pari sur l\u2019op\u00e9ra dont nous savons le succ\u00e8s en train d\u2019advenir&#8230; Un tel courage, une telle vision assum\u00e9e sont choses magnifiques&nbsp;et appellent la diversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Critique. Enregistrement. Claudio Monteverdi (1567-1643)&nbsp;: Septi\u00e8me Livre de Madrigaux (1619). Concerto Italiano. Rinaldo Alessandrini. 2 CD Na\u00efve OP 7365. Enregistrement d\u2019octobre 2020.&nbsp; Code Barre&nbsp;: 3&nbsp;700&nbsp;187 673659.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique. Enregistrement. MONTEVERDI. Septi\u00e8me livre de madrigaux. Concerto Italiano. 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