{"id":405,"date":"2022-05-24T22:26:00","date_gmt":"2022-05-24T22:26:00","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=405"},"modified":"2023-01-23T22:31:02","modified_gmt":"2023-01-23T22:31:02","slug":"un-barbier-de-seville-tout-en-energies-a-toulouse","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/un-barbier-de-seville-tout-en-energies-a-toulouse\/","title":{"rendered":"Un Barbier de S\u00e9ville tout en \u00e9nergies \u00e0 Toulouse"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">CRITIQUE. OPERA. TOULOUSE, THEATRE NATIONAL DU CAPITOLE, le 24 mai 2022. J.E. K\u00d6PPLINGER. A. CREMONESI. F. SEMPEY. E. ZA\u00cfCIK. K. AMIEL. ONCT.<\/h4>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un barbiere di qualita, di qualita, si, si !!!!<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette coproduction capitoline se veut bouffe sc\u00e9niquement et sacr\u00e9ment belle musicalement. Nous avons entendu la premi\u00e8re distribution mais la seconde semble tenir le rang sans craintes. Le Barbier de S\u00e9ville est un \u00ab Melodramma buffo \u00bb comme souhait\u00e9 par Rossini lui-m\u00eame qui porta ce genre au pinacle. Le d\u00e9cor et les costumes se veulent de la plus d\u00e9lirante fantaisie tout en gardant une certaine \u00e9l\u00e9gance. La mise en sc\u00e8ne de<strong> Josef Ernst K\u00f6pplinger<\/strong> reste dans cette ligne comique avec une grande efficacit\u00e9. Un d\u00e9cor tournant du plus bel effet et sur deux \u00e9tages, rend presque v\u00e9ridiques les grands imbroglios, les parties de cache-cache et les apart\u00e9s. La vivacit\u00e9 de la partition trouve son tempo sur sc\u00e8ne tout du long sans jamais de temps morts. Tout cela virevolte et s\u00e9duit par des mouvements permanents. Il faut dire que le Figaro de<strong> Florian Sempey<\/strong> a une \u00e9nergie comique insatiable et sophistiqu\u00e9e digne de la cage aux folles.&nbsp; <strong>Kevin Amiel<\/strong> est un Comte qui s\u2019encanaille au fur et \u00e0 mesure juste \u00e0 la limite du trop.&nbsp; <strong>Paolo Bordigna<\/strong> en docteur Bartolo, et <strong>Andrea Soare<\/strong> en Berta,&nbsp;mais surtout l\u2019immense <strong>Roberto Scandiuzzi<\/strong> en Basilio sont des partenaires admirables. Seule la Rosine d\u2019<strong>Eva Za\u00efcik<\/strong> garde une certaine retenue. Les costumes d<strong>\u2019Alfred Mayerhofer<\/strong> participent par leurs couleurs \u00e0 donner beaucoup de vie aux acteurs. Les lumi\u00e8res sont subtilement discr\u00e8tes.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/barbier-de-seville-2.jpg\" alt=\"Barbier De S\u00e9ville 2\" class=\"wp-image-124831\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cot\u00e9 musical l\u2019orchestre est de vif argent sous la baguette alerte <strong>d\u2019Attilio Cremonesi<\/strong>. L\u2019orchestration de Rossini, il faut le reconna\u00eetre, est particuli\u00e8rement succulente dans ce Barbier avec de tels musiciens ! Le ch\u0153ur, surtout les hommes, s\u2019amuse avec aisance et chante avec plaisir.&nbsp; Les petits r\u00f4les sont parfaitement distribu\u00e9s. Les louanges pour les voix des r\u00f4les principaux ne peuvent qu\u2019\u00eatre totalement heureuses. <strong>Florian Sempey <\/strong>est un Barbier si bien chantant et qui joue si habilement qu\u2019il <strong>est LE BARBIER du moment<\/strong>. C\u2019est probablement le r\u00f4le qu\u2019il chante le plus souvent. Eva Za\u00efcik a la voix parfaite pour Rosine, le style, les roulades et les trilles, les aigus brillants et des graves admirables. <strong>Roberto Scandiuzzi est un Basilio quasi surdimensionn\u00e9<\/strong> \u00e0 la voix somptueuse et au jeu p\u00e9n\u00e9trant entre menaces et haut comique.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/barbier-de-seville-3.jpg\" alt=\"Barbier De S\u00e9ville\" class=\"wp-image-124832\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Paolo Bordigna a une voix agr\u00e9able et son chant reste toujours \u00e9l\u00e9gant&nbsp;<\/strong>; ce n\u2019est pas le vieux barbon ridicule mais un docteur dans la force de l\u2019\u00e2ge cr\u00e9ant une menace bien cr\u00e9dible pour les deux amants. Reste \u00e0 \u00e9voquer le peu d&rsquo;ad\u00e9quation vocale de Kevin Amiel avec la tessiture d\u2019Almaviva et le style rossinien. La voix du t\u00e9nor est toujours aussi s\u00e9duisante mais l\u2019aigu ne semble pas aussi facile que dans les r\u00f4les lyriques et il n\u2019a pas l\u2019aisance vocale de ses comparses dans le style rossinien si redoutable pour les t\u00e9nors. <strong>S\u2019il est certes un Almaviva agr\u00e9able, Kevin Amiel n\u2019atteint pas tout \u00e0 fait le sommet vocal des autres chanteurs.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce barbier toulousain est plein de panache, de vie et de beau chant. Il a fait le bonheur du public, ainsi une salle comble a fait savoir son approbation par des <strong>applaudissements nourris, per un barbiere di qualita, di qualita&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\"><strong>Hubert Stoecklin<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Critique. Op\u00e9ra. Toulouse. <a href=\"https:\/\/www.culture31.com\/opera-national-capitole\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Th\u00e9\u00e2tre du Capitole<\/a>, le 24 Mai 2022. Gioachino Rossini (1792-1868)&nbsp;: Le Barbier de S\u00e9ville, melodramma buffo en deux actes&nbsp;; Livret de Cesare Sterbini d\u2019apr\u00e8s Beaumarchais. Cr\u00e9\u00e9 le 20 f\u00e9vrier 1816 \u00e0 Rome. Coproduction Th\u00e9\u00e2tre National du Capitole de Toulouse, Staatsteater am G\u00e4rtnerplatz de Munich, Fundacio del Gran Teatre del Liceu de barcelone. Josef Ernst K\u00f6pplinger, mise en sc\u00e8ne et lumi\u00e8res&nbsp;; Alfred Mayerhofer, costumes&nbsp;; Johannes Leiacker, d\u00e9cors&nbsp;; Michael Heidinger, lumi\u00e8res&nbsp;; Distribution&nbsp;: Florian Sempey, Figaro&nbsp;; Eva Za\u00efcik, Rosina&nbsp;; K\u00e9vin Amiel, le Comte Almaviva; Paolo Bordigna, le Docteur Bartolo&nbsp;; Roberto Scandiuzzi, Don Basilio&nbsp;; Edwin Fardini, Fiorello&nbsp;; Andrea Soare, Berta&nbsp;; Bruno Vincent, l\u2019Officier&nbsp;; Frank Berg, Ambrogio&nbsp;; Orchestre et ch\u0153ur du Capitole de Toulouse (chef de ch\u0153ur Gabriel Bourgoin)&nbsp;; Direction Attilio Cremonesi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CRITIQUE. OPERA. TOULOUSE, THEATRE NATIONAL DU CAPITOLE, le 24 mai 2022. J.E. K\u00d6PPLINGER. A. CREMONESI. F. SEMPEY. E. ZA\u00cfCIK. K. AMIEL. ONCT. 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