{"id":477,"date":"2021-02-06T22:12:00","date_gmt":"2021-02-06T22:12:00","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=477"},"modified":"2023-01-31T22:16:29","modified_gmt":"2023-01-31T22:16:29","slug":"concert-dun-nouveau-type-sans-public","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/concert-dun-nouveau-type-sans-public\/","title":{"rendered":"Concert d&rsquo;un nouveau type : sans public !"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte rendu Concert. Toulouse. Halle-Aux-Grains, le 6 F\u00e9vrier 2021. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)&nbsp;: Concert pour piano et orchestre n\u00b020 en r\u00e9 mineur, K.466&nbsp;; Frantz Schubert (1797-1828)&nbsp;: Symphonie n\u00b09 en ut majeur, D. 944, \u00ab La Grande \u00bb&nbsp;; Orchestre National du Capitole de Toulouse. David Fray, piano&nbsp;; Direction&nbsp;: Leo McFall.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Concert jubilatoire sans public mais tr\u00e8s regard\u00e9&nbsp;!<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est le paradoxe incroyable de cette \u00e9poque. Pas de concert pour le fid\u00e8le public mais des captations vid\u00e9o et des rediffusions qui permettent \u00e0 un tr\u00e8s grand nombre d\u2019\u00e9couter la beaut\u00e9 pure.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Au moment o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ce texte, soit trois jours apr\u00e8s le concert, il a \u00e9t\u00e9 vu plus de 7200 fois\u00a0! C\u2019est bien plus que lors de concerts mais l\u2019\u00e9motion peut-elle \u00eatre comparable\u00a0? \u00a0C\u2019est un immense plaisir de le voir ou le revoir mais le concert est un rituel public ne l\u2019oublions pas. Sans public le sens du partage est juste tu\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/onct.jpg\" alt=\"ONCT\" class=\"wp-image-110157\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La presse a pu \u00eatre pr\u00e9sente, je peux donc vous assurer que l\u2019\u00e9motion est particuli\u00e8re en ce moment. Sentiment d\u2019extraordinaire privil\u00e8ge et de profonde tristesse d\u2019\u00eatre face \u00e0 une vaste salle enti\u00e8rement vide.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le d\u00e9but du 20\u00e8me concerto de Mozart, avec cette phrase si dramatique \u00e9voquant l\u2019ouverture de Don Juan, fait monter les larmes aux yeux. Quelle beaut\u00e9 sonore, quelle puissance expressive, quelle th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 fabuleuse\u00a0! \u00a0<\/strong>Le jeune chef anglais, Leo McFall, prend possession de la partition avec un sens du th\u00e9\u00e2tre magnifique. Ce chef est tr\u00e8s int\u00e9ressant car il prend un parti pris tr\u00e8s engag\u00e9. Il dirige ce concerto comme un op\u00e9ra, avec un sens des nuances, des couleurs et du phras\u00e9 d\u2019une musicalit\u00e9 tout \u00e0 fait d\u00e9licieuse. Les gestes eux-m\u00eames sont d\u2019une gr\u00e2ce, d\u2019une \u00e9l\u00e9gance et d\u2019un pouvoir expressif rares. Il donne beaucoup de libert\u00e9 aux solistes de l\u2019orchestre, et donne aux interventions de l\u2019orchestre un beau relief. Ce concerto, en r\u00e9 mineur a une grande profondeur et ressemble \u00e0 une conversation mondaine parfaitement organis\u00e9e. Ainsi l\u2019orchestre d\u00e9bute majestueusement, le piano r\u00e9pond, puis ils cr\u00e9ent ensemble un dialogue respectueux de belle hauteur dans une parfaite lisibilit\u00e9. Le chef est admirable de pr\u00e9sence pour le pianiste comme pour ses musiciens. Sa direction est belle et d\u2019une grande efficacit\u00e9.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/david-fray.jpg\" alt=\"David Fray\" class=\"wp-image-110122\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>David Fray, qui h\u00e9las reste masqu\u00e9, participe \u00e0 la dramatisation de l\u2019interpr\u00e9tation tout en osmose avec la vision orchestrale dramatique du d\u00e9but. <\/strong>L\u2019entente entre le pianiste et le chef permet de tr\u00e8s beaux \u00e9changes. Le jeu de David Fray est franc, pr\u00e9cis, parfois un peu sec. Il a tendance \u00e0 se pr\u00e9cipiter dans les cadences qu\u2019il a choisies avec une belle virtuosit\u00e9. Dans le premier mouvement il semble puiser dans plusieurs propositions\u00a0:\u00a0 Clara Haskil, Paul Badura-Skoda et Beethoven. Dans le dernier mouvement il ose la cadence temp\u00e9tueuse d\u2019Edwin Fischer. La th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 partag\u00e9e est reine et le concerto sonne magnifiquement bien\u00a0: un vrai bonheur\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><strong>Leo McFall un chef \u00e0 suivre de pr\u00e8s !<\/strong><\/h1>\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-109862 size-large\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/leo-mcfall-ville-hautakangas-1024x684.jpg\" alt=\"Leo McFall \u00a9 Ville Hautakangas\" class=\"wp-image-109862\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Leo McFall \u00a9 Ville Hautakangas un chef tr\u00e8s attentionn\u00e9<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Pour la deuxi\u00e8me partie du programme la \u00ab\u00a0grande symphonie\u00a0\u00bb de Schubert nous permet de jauger Leo McFall tant cette \u0153uvre m\u00e9rite un chef \u00ab\u00a0qui a quelque chose \u00e0 dire\u00a0\u00bb. Sa longue construction, ses tr\u00e8s nombreuses reprises et sa structure complexe m\u00e9ritent une \u00ab\u00a0grande baguette\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec des gestes toujours aussi \u00e9l\u00e9gants, le chef semble prendre totalement confiance avec l\u2019orchestre, laisse jouer les solos librement (les hautbois m\u00e9ritent une citation) et personne ne cache son plaisir. Leo McFall obtient des nuances tr\u00e8s creus\u00e9es, des couleurs magnifiques et il sait phraser admirablement avec beaucoup de subtilit\u00e9. Il donne beaucoup de caract\u00e8re aux diff\u00e9rents mouvements et &nbsp;semble tous les mettre sous le signe de la danse. Jamais je n\u2019avais remarqu\u00e9 comme bien mieux que la septi\u00e8me de Beethoven cette neuvi\u00e8me symphonie de Schubert m\u00e9riterait le titre d\u2019apoth\u00e9ose de la danse. L\u2019\u00e9l\u00e9gance des marches, la joie des valses, la puissance des cavalcades, l\u2019humour aussi dans les reprises, tout fait de cette symphonie pleine de contrastes un grand mouvement dans\u00e9 de toute les mani\u00e8res possibles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a comme une sorte de gourmandise dans les nombreuses reprises et la symphonie avance avec c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 vers le final qui est une v\u00e9ritable apoth\u00e9ose. <strong>Leo McFall est un chef passionnant.<\/strong> Sa direction permet \u00e0 la musique de couler avec beaucoup de vie et l\u2019orchestre a magiquement profit\u00e9 de cette personnalit\u00e9 musicale hors des sentiers battus. Il sait cr\u00e9er un climat surnaturel ou un silence angoissant\u00a0: c\u2019est un chef qui comprend le th\u00e9\u00e2tre. N\u2019oublions pas qu\u2019il est chef d\u2019op\u00e9ra et symphonique et \u00e9galement violoniste et pianiste&#8230; \u2026\u00a0 Ce grand musicien qui semble s\u2019entendre admirablement avec l\u2019orchestre du Capitole doit revenir vite et pourquoi pas se fid\u00e9liser \u00e0 Toulouse\u00a0! \u00a0<strong>Leo McFall un nom \u00e0 retenir, il est facile de se faire une id\u00e9e, \u00a0<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=5vkegrI-Dws&amp;t=762s\" target=\"_blank\">regardez sur youtube\u2026.<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Hubert Stoecklin<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"https:\/\/www.toulouse-metropole.fr\/missions\/culture\/onct\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Orchestre National du Capitole<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte rendu Concert. Toulouse. Halle-Aux-Grains, le 6 F\u00e9vrier 2021. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)&nbsp;: Concert pour piano et orchestre n\u00b020 en r\u00e9 mineur, K.466&nbsp;; Frantz Schubert (1797-1828)&nbsp;: Symphonie n\u00b09 en ut majeur, D. 944, \u00ab La Grande \u00bb&nbsp;; Orchestre National du Capitole de Toulouse. David Fray, piano&nbsp;; Direction&nbsp;: Leo McFall. Concert jubilatoire sans public mais tr\u00e8s &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/concert-dun-nouveau-type-sans-public\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Concert d&rsquo;un nouveau type : sans public !&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":478,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-477","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/477","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=477"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/477\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":479,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/477\/revisions\/479"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media\/478"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=477"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=477"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=477"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}