{"id":483,"date":"2021-03-19T22:22:00","date_gmt":"2021-03-19T22:22:00","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=483"},"modified":"2023-01-31T22:24:59","modified_gmt":"2023-01-31T22:24:59","slug":"musicale-franco-russe-2021-toute-en-finesse-sur-les-reseaux-sociaux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/musicale-franco-russe-2021-toute-en-finesse-sur-les-reseaux-sociaux\/","title":{"rendered":"Musicale Franco-Russe 2021 toute en finesse sur les r\u00e9seaux sociaux &#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte rendu concert. Toulouse.&nbsp; Halle-aux-Grains, le 19 mars 2021. Serge\u00ef Prokofiev (1891-1953)&nbsp;: Symphonie N\u00b0 1 \u00ab&nbsp;Classique&nbsp;\u00bb en r\u00e9 majeur Op.25&nbsp;; Concerto pour violon N\u00b02 en sol mineur Op.63&nbsp;; Benjamin Atthair (n\u00e9 en 1989)&nbsp;: 117&nbsp;: 2C (cr\u00e9ation mondiale)&nbsp;; Piot Illich Tcha\u00efkovski (1840-1893)&nbsp;: Romeo et Juliette ouverture fantaisie&nbsp;; Aylen Pritchin, violon&nbsp;; Orchestre National du Capitole de Toulouse&nbsp;; Direction, Maxim Emelyanytchev.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Franco Russes 2021 quelle \u00e9l\u00e9gance&nbsp;!<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>Maxim Emelyanytchev<\/strong><\/em> est un musicien fantastique qui est tr\u00e8s aim\u00e9 \u00e0 Toulouse et cela se comprend. Ce soir il a dirig\u00e9 un concert jubilatoire et d\u2019une \u00e9l\u00e9gance rare pour c\u00e9l\u00e9brer les musicales Franco-Russes 2021. Le virus ignoble nous avait priv\u00e9 de l\u2019\u00e9dition 2020 de ces <a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/2021\/03\/05\/les-franco-russes-la-troisieme-edition-malgre-tout\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Musicales Franco-Russes<\/strong><\/a>, si ch\u00e8res \u00e0 Tugan Sokhiev. Il n\u2019\u00e9tait pas question de renoncer cette ann\u00e9e et les concerts donn\u00e9s en Live sur les r\u00e9seaux sociaux permettent cet ersatz salutaire. Salutaire pour l\u2019orchestre qui ne perd pas en qualit\u00e9 bien au contraire et salutaire pour le public afin de ne pas mourir d\u2019ennui. Merci aux organisateurs si d\u00e9termin\u00e9s, efficaces et r\u00e9sistants \u00e0 la morosit\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce concert sera \u00e9galement <strong>diffus\u00e9 sur France Musique le 12 avril<\/strong> prochain. Les commentaires sur <a href=\"https:\/\/youtu.be\/IRgMvcpRXoQ\">YouTube<\/a> prouvent combien il a \u00e9t\u00e9 suivi mondialement&nbsp;: Une tr\u00e8s belle audience.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019allure primesauti\u00e8re du jeune chef russe est celle d\u2019un Elfe et il se lance dans la petite symphonie classique de Prokofiev avec panache. Quel humour, quelle joie dans cette musique. Maxim Emelyanytchev en ciselait les moindres notes tout en organisant une lecture absolument parfaite techniquement. Rythm\u00e9e, dansante, chantante cette symphonie, sorte de pastiche-hommage \u00e0 Mozart et Haydn, est un r\u00e9gal de chaque instant avec des interpr\u00e8tes si engag\u00e9s. La pr\u00e9cision est ce soir mari\u00e9e au sentiment du bonheur.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/emelyanychev.jpg\" alt=\"Emelyanychev\" class=\"wp-image-110813\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le concerto pour violon N\u00b02 de Prokofiev<\/strong> est plus complexe allant jusqu\u2019au sombre. Le chef russe ajoute de la profondeur \u00e0 certains moments et sait ouvrir une forme de douleur et de m\u00e9lancolie. Ainsi le mouvement lent est une plainte lancinante. Le violoniste <em><strong>Aylen Pritchin<\/strong><\/em>, russe \u00e9galement, est mondialement acclam\u00e9. Il joue avec engagement dans une sonorit\u00e9 riche et profonde. L\u2019aisance est totale et il semble compl\u00e8tement dominer la partition si exigeante. Voici une interpr\u00e9tation magistrale car l\u2019Orchestre du Capitole est totalement sur la m\u00eame cime que les deux artistes russes.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-111082\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/i47a2973-1024x683.jpg\" alt=\"I47A2973\" class=\"wp-image-111082\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">P.Nin<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le concert est g\u00e9n\u00e9reux et la cr\u00e9ation du Jeune <em><strong>Benjamin Attahir,<\/strong><\/em> commande de l\u2019orchestre, porte un titre en chiffre, c\u2019est bien abscons <strong>(117 : 2C<\/strong>). Construit en deux moments qui semblent et s\u2019affronter et se compl\u00e9ter, il permet aux cordes de donner libre court \u00e0 leurs possibilit\u00e9s. D\u2019abord cette pr\u00e9cision et cette rapidit\u00e9 d\u2019adaptation propre au violon avec des rythmes d\u00e9tach\u00e9s d\u2019une complexit\u00e9 redoutable. Les musiciens de l\u2019orchestre du Capitole n\u2019en font qu\u2019une bouch\u00e9e, concentr\u00e9s et motiv\u00e9s. Puis se d\u00e9roule une sorte de combat entre ces rythmes implacables, des pizzicati et des phrases lyriques. Mais l\u2019issue du combat est incertaine et le calme semble abrupt \u00e9voquant plus un chaos qu\u2019un retour au calme. L\u2019\u0153uvre est stimulante et ne manque pas de s\u00e9duction. L\u2019interpr\u00e9tation est \u00e9bouriffante.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-111083\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/i47a3710-1024x667.jpg\" alt=\"I47A3710\" class=\"wp-image-111083\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">P.Nin<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour finir le concert c\u2019est le plus \u00e9mouvant des compositeurs russes qui nous est offert. Dans une \u0153uvre assez courte mais si pleine du drame de<strong> Rom\u00e9o et Juliette : son ouverture fantaisie.<\/strong> Les couleurs chaudes du choral des bois et cors qui d\u00e9bute l\u2019ouverture est caract\u00e9ristique de cette qualit\u00e9 \u00e9motionnelle de la musique de <strong><em>Tcha\u00efkovski<\/em><\/strong>. Les th\u00e8mes se suivent dans le plus bel effet dramatique. Maxim Emelyanytchev ne cherche pas \u00e0 \u00e9viter les effets de pathos et le drame prend tout son aise. Le tr\u00e8s grand chant d\u2019amour \u00e9perdu est irr\u00e9sistible. Cette m\u00e9lodie si belle est inoubliable ainsi d\u00e9velopp\u00e9e et phras\u00e9e. Quel magnifique final permettant \u00e0 la plus belle \u00e9motion de se d\u00e9velopper. V\u00e9ritable festival de rythmes de couleurs et de nuances. Tout est mis au service de ce drame d\u2019amour mythique. L\u2019orchestre est merveilleux \u00e0 chaque instant. Comme les vibrants applaudissements du public ont manqu\u00e9s&nbsp;! J\u2019imagine facilement une standing ovation apr\u00e8s une interpr\u00e9tation aussi brillante. Quand retrouveras-tu ton public magnifique orchestre, \u00e0 pr\u00e9sent tu es aussi russe que fran\u00e7ais&nbsp;! Le prochain concert tout <strong>Chostakovitch<\/strong> avec maitre <em><strong>Sokhiev <\/strong><\/em>sera un sacr\u00e9 choc&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Hubert Stoecklin<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"https:\/\/www.toulouse-metropole.fr\/missions\/culture\/onct\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Orchestre National du Capitole<\/a><\/h3>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte rendu concert. Toulouse.&nbsp; Halle-aux-Grains, le 19 mars 2021. Serge\u00ef Prokofiev (1891-1953)&nbsp;: Symphonie N\u00b0 1 \u00ab&nbsp;Classique&nbsp;\u00bb en r\u00e9 majeur Op.25&nbsp;; Concerto pour violon N\u00b02 en sol mineur Op.63&nbsp;; Benjamin Atthair (n\u00e9 en 1989)&nbsp;: 117&nbsp;: 2C (cr\u00e9ation mondiale)&nbsp;; Piot Illich Tcha\u00efkovski (1840-1893)&nbsp;: Romeo et Juliette ouverture fantaisie&nbsp;; Aylen Pritchin, violon&nbsp;; Orchestre National du Capitole de Toulouse&nbsp;; &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/musicale-franco-russe-2021-toute-en-finesse-sur-les-reseaux-sociaux\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Musicale Franco-Russe 2021 toute en finesse sur les r\u00e9seaux sociaux &#8230;&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":462,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-483","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chronique-cd"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=483"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/483\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":484,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/483\/revisions\/484"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media\/462"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}