{"id":553,"date":"2018-01-06T20:38:00","date_gmt":"2018-01-06T20:38:00","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=553"},"modified":"2023-04-25T20:43:00","modified_gmt":"2023-04-25T20:43:00","slug":"tugan-sokhiev-elisabeth-leonskaja-une-rencontre-au-sommet","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/tugan-sokhiev-elisabeth-leonskaja-une-rencontre-au-sommet\/","title":{"rendered":"Tugan Sokhiev Elisabeth Leonskaja une rencontre au sommet !"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Compte rendu concert. Toulouse, le 6 Janvier 2018. Beethoven. Schubert.Leonskaja,Sokhiev<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>SOKHIEV Supr\u00e9matie de la musicalit\u00e9 et du chant<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tugan Sokhiev et Elisabeth Leonskaja d\u00e9veloppent saison apr\u00e8s saison une complicit\u00e9 artistique qui fait merveille. Le public est conquis et les m\u00e9dias enregistrent tant en vid\u00e9o que dans le projet d\u2019\u00e9diter une int\u00e9grale discographique des concertos pour piano de Beethoven.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/tugan-sokhiev.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-74367\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s l\u2019entr\u00e9e, d\u2019Elisabeth Leonskaja un frisson parcourt l\u2019assembl\u00e9e. La Halle-Aux\u2013Grains pleine \u00e0 craquer comme rarement (pr\u00e8s de 2200 places) retient son souffle, les cameras et les micros sont pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019esprit de chacun et (Oh miracle !) les tousseurs se taisent ! \u00a0Apr\u00e8s les accords du piano d\u2019une beaut\u00e9 galb\u00e9e, l\u2019introduction orchestrale est magnifique. Le Beethoven de Tugan Sokhiev nous ravit \u00e0 nouveau avec cette \u00e9vidence de fermet\u00e9 g\u00e9n\u00e9reuse et de simplicit\u00e9. Le tempo est large, les phras\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9s avec \u00a0\u00e9l\u00e9gance mais sans recherche de s\u00e9duction. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La direction \u00e0 main nue du chef oss\u00e8te, qui se tient au niveau du quatuor \u00e0 cordes sans estrade, semble organiser une musique de chambre plus que diriger en imposant. Les mains parlent et d\u2019elles na\u00eet la plus belle musique qui soit. Le piano de Leonskaja est ce soir particuli\u00e8rement souverain avec une capacit\u00e9 \u00e0 chanter hors du commun. Le deuxi\u00e8me mouvement si original avec cette plainte d\u00e9chirante du piano et les r\u00e9ponses inflexibles de l\u2019orchestre est le grand moment de drame attendu. Le d\u00e9but pianissimo par Leonskaja permet une mont\u00e9e progressive vers l\u2019\u00e9motion la plus poignante. Dialogue orphique entre le chant du piano, ici pure pri\u00e8re, et les instruments \u00e0 cordes grondant comme un Cerb\u00e8re. L\u2019enchainement vers le Rondo joyeux final est particuli\u00e8rement r\u00e9ussi en raison de la connexion parfaite entre le chef, la pianiste et les musiciens de l\u2019orchestre. Cette version du sublime concerto m\u00e9rite bien un enregistrement qui fera date par sa perfection formelle certes mais surtout par une musicalit\u00e9 partag\u00e9e magnifique. F\u00eat\u00e9e par un public \u00e9merveill\u00e9 Elisabeth Leonskaja dont l\u2019interpr\u00e9tation avait \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par une recherche de legato et de chant offre en bis la version piano d\u2019un sonnet de P\u00e9trarque mis en musique par Liszt et qui en \u00e9crivit une m\u00e9lodie au lyrisme aussi large que sublime.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.classiquenews.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Elisabeth-leonskaja-portrait.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.classiquenews.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Elisabeth-leonskaja-portrait-239x300.jpg\" alt=\"Elisabeth leonskaja portrait\" class=\"wp-image-11322\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La grande Leonskaja en diva du piano<\/strong> nous emporte sur les ailes d\u2019un chant souverain avec des nuances d\u2019une subtilit\u00e9 sans limites.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"> En deuxi\u00e8me partie de programme l\u2019orchestre s\u2019\u00e9toffe pour la derni\u00e8re symphonie de Schubert. Si cette oeuvre posthume a eu beaucoup de mal \u00e0 gagner le succ\u00e8s public, elle est reconnue comme un monument par Schumann et Mendelssohn d\u00e8s ses premi\u00e8res auditions. Sa longueur et sa densit\u00e9 n\u2019en font pas encore aujourd\u2019hui la symphonie pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e du public. Ce soir nous ne cacherons pas notre plaisir \u00e0 cette interpr\u00e9tation marqu\u00e9e par une souplesse et une structuration claire qui permettent d\u2019en d\u00e9guster bien de richesses. L\u2019avanc\u00e9e d\u00e9cid\u00e9e dont fait preuve Tugan Sokhiev, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de son geste entra\u00eene l\u2019orchestre du Capitole dans un voyage grandiose et admirablement lumineux. Les zone d\u2019ombres sont passag\u00e8res et ce qui domine est cette solidit\u00e9, parfois terrienne, mais toujours belle de la composition de Schubert en contrepoint de son m\u00e9lancolique Voyage d\u2019hiver. Ici la lumi\u00e8re, et m\u00eame la joie la plus pure dans le final, s\u2019exposent et nous entrainent. Les musiciens de l\u2019orchestre sont tous engag\u00e9s et d\u00e9veloppent des qualit\u00e9s d\u2019\u00e9coute admirables. La beaut\u00e9 des couleurs et des nuances construit une riche palette que la direction du chef magnifie. Le chant se d\u00e9veloppe avec des cantil\u00e8nes sublimes aux cors aux bois (le hautbois de Louis Seguin !) et aux cordes. Schubert en compositeur de Lieder adapte ces courtes formes de chant aux proportions gigantesques d\u2019un orchestre large avec une science de l\u2019\u00e9criture digne de Beethoven. Tugan Sokhiev encourage \u00e0 chaque instant ses musiciens \u00e0 chanter tout en tenant dans une main ferme un tempo plein d\u2019assurance.Un grand et beau moment symphonique qui cl\u00f4t ce concert marqu\u00e9 par une certaine id\u00e9e du Bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2013<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte rendu concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 6 Janvier 2018. Ludwig Van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour piano et orchestre n\u00b0 4 en sol majeur Op.58. Frantz Schubert (1797-1828) : Symphonie n\u00b0 9 en ut majeur \u00ab \u00a0La Grande \u00bb D.944. Elisabeth Leonskaja, piano. Orchestre National du Capitole de Toulouse. Tugan Sokhiev, direction.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte rendu concert. Toulouse, le 6 Janvier 2018. Beethoven. Schubert.Leonskaja,Sokhiev SOKHIEV Supr\u00e9matie de la musicalit\u00e9 et du chant. Tugan Sokhiev et Elisabeth Leonskaja d\u00e9veloppent saison apr\u00e8s saison une complicit\u00e9 artistique qui fait merveille. 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