{"id":87,"date":"2019-07-14T21:04:00","date_gmt":"2019-07-14T21:04:00","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=87"},"modified":"2022-09-14T21:38:14","modified_gmt":"2022-09-14T21:38:14","slug":"beau-coffret-rossini-chez-warner-classics","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/beau-coffret-rossini-chez-warner-classics\/","title":{"rendered":"Beau coffret ROSSINI chez Warner Classics"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Gioachino Rossini Edition<\/strong> <strong>50 CD Warner Classics<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Roini-edition-50-cd.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89\" width=\"559\" height=\"559\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Roini-edition-50-cd.jpg 400w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Roini-edition-50-cd-300x300.jpg 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Roini-edition-50-cd-150x150.jpg 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Roini-edition-50-cd-100x100.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 559px) 100vw, 559px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce coffret Rossini est une f\u00eate. Celle de son 150 i\u00e9me anniversaire de naissance d\u2019abord mais c\u2019est \u00e9galement l\u2019occasion de retrouver de beaux enregistrements rossiniens au firmament comme de d\u00e9couvrir des titres peu connus \u00e0 cot\u00e9 du Barbier qui reste son plus grand succ\u00e8s. Nous allons survoler les versions choisies par Warner Classics dans plusieurs catalogues.<br>Pr\u00e9cisons d\u2018abord que le choix de ranger les \u0153uvres chronologiquement est int\u00e9ressant . Le coffret comprend d\u00e9j\u00e0 50 CD il n\u2019\u00e9tait pas possible d\u2019\u00eatre exhaustif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des \u0153uvres de jeunesse pour commencer <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>L\u2019Ingano felice est une \u0153uvre de toute premi\u00e8re jeunesse. La pr\u00e9sence de la jeune <strong>Annick Massis<\/strong> est d\u00e9licieuse elle est tr\u00e8s bien entour\u00e9e et dirig\u00e9e par <strong>Mark Minkowsk<\/strong>i que nous n\u2019attendions pas si habile dans ce r\u00e9pertoire. Cet op\u00e9ra en un acte contient d\u00e9j\u00e0 tout le g\u00e9nie de Rossini avant que ces \u00ab\u00a0ficelles \u00ab\u00a0 ne soient plus visibles, ici tout va vite et avance sans lourdeur.<br>La <em>Scala di seta,<\/em> en enregistrement live est efficace et a comme m\u00e9rite de nous faire entendre la capacit\u00e9 du jeune Rossini de s\u2019emparer du moule en trois actes avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante. La distribution ne comprend personne de vraiment remarquable et la direction de <strong>Gabriele Ferro<\/strong> est un peu lourde.<br>C\u2019est avec<em> Tancredi <\/em>que Rossini a atteint une notori\u00e9t\u00e9 internationale faisant se p\u00e2mer Stendhal et il faut \u00e9crire que Wagner lui m\u00eame appr\u00e9ciait cet op\u00e9ra s\u00e9ria un peu boursoufl\u00e9 mais si s\u00e9duisant. Le chant rossinien prend un envol jamais atteint et certains airs restent des \u00ab\u00a0tubes\u00a0\u00bb dans les r\u00e9citals lyriques. L\u2019orchestre gagne en richesse et les finals sont grandioses. La distribution est domin\u00e9e par une <strong>Cecilia Gasdia<\/strong> absolument id\u00e9ale en Am\u00e9na\u00efde. Le Tancredi de <strong>Fiorenzza Cossoto <\/strong>est  placide et si la voix est immense les nuances et les intentions sont rares. La prise de son est grandiose avec un orchestre \u00e9nergique et la direction de <strong>Gabriele Ferro<\/strong> fait avancer le drame avec efficacit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Les deux TURQUERIES de Rossini <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019abord le <em>Turc en Italie<\/em> puis l\u2019 <em>Italienne \u00e0 Alger <\/em>sont comme un chass\u00e9 crois\u00e9 en miroir. D\u2019abord le Turc d\u00e9barque en Italie et tombe sous le charme de Fiorilla puis c\u2019est la belle Isabella qui va \u00e0 Alger et ridiculise Mustapha. C\u2019est dans ces deux ouvrages que l\u2019humour et l\u2019esprit vif de Rossini s\u2019\u00e9panouissent le mieux.<strong> Maria Callas<\/strong> en une version historique du Turc en Italie donne son r\u00f4le comique le plus abouti avec des moyen vocaux somptueux et une voix parfaitement maitris\u00e9e, son jeu de couleurs est infini et vocalement tout est d\u2019une rare d\u00e9licatesse. Elle est entour\u00e9e d\u2019un <strong>Gedda<\/strong> parfait en po\u00e8te et entre son mari et son Turc le jeux est hilarant. L\u2019enregistrement mono de 1954 a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s agr\u00e9ablement restaur\u00e9 mais reste mat.<br>L\u2019enregistrement de l\u2019<em>Italienne \u00e0 Alger <\/em>est une r\u00e9f\u00e9rence. La distribution ne contient que des voix inou\u00efes et tout le monde semble s\u2019amuser dans cette oeuvre \u00e0 l\u2019humour touchant \u00e0 une sorte de folie burlesque. <strong>Marilyn Horne<\/strong> domine le plateau avec sa voix solide et son temp\u00e9rament de feu <strong>Samuel Ramey <\/strong>est un turc \u00e0 la vocalit\u00e9e somptueuse, <strong>Ernesto Palacio <\/strong>est un Lindoro \u00e0 la voix de velours toute de charmes latins, le Taddeo de <strong>Domenico Trimarchi<\/strong> est impayable aussi \u00e0 l\u2019aise vocalement qu\u2019\u00e0 camper un personnage inoubliable. En Elvira de grand luxe <strong>Kathleen Battle<\/strong> avec une voix toute de fraicheur et de fruit sucr\u00e9 donne beaucoup de relief \u00e0 ce r\u00f4le souvent sacrifi\u00e9 mais important. La direction de <strong>Claudio Scimone<\/strong> est jubilatoire, ses <strong>Solisti Veneti<\/strong> et le choeur sont parfaits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Le <em>Barbier de S\u00e9ville<\/em> est l\u2019op\u00e9ra le plus connu, il est pr\u00e9sent\u00e9 dans une version interessante et qui est agr\u00e9able en raison de son \u00e9nergie communiqu\u00e9e par la direction th\u00e9\u00e2trale de <strong>James Levine<\/strong>. Les solistes sont d\u2019excellents acteurs chanteurs aux voix chevronn\u00e9es. Seule <strong>Sills <\/strong>avec son large vibrato dans le m\u00e9dium et le grave pourra ne pas plaire \u00e0 tous, mais qui r\u00e9sistera au Basilio de <strong>Raimondi<\/strong>, au Comte de <strong>Gedda <\/strong>ou au figaro de <strong>Milnes <\/strong>?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>La <em>Cenerentola <\/em>mod\u00e8le de po\u00e9sie fine est offert dans la version de <strong>Vittorio Gui <\/strong>mont\u00e9e sous les auspices de<strong> Glyndebourne.<\/strong> Seule le fait que la prise de son soit mono r\u00e9duit un intense plaisir th\u00e9\u00e2tral et musical. La distribution est id\u00e9ale de voix, de technique mais surtout de th\u00e9\u00e2tre et de po\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D&rsquo;autre raret\u00e9s <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em>Ermione <\/em>de 1819 nous montre la grandeur de ton dont Rosssini est d\u00e9j\u00e0 capable annon\u00e7ant son <em>Guillaume Tell.<\/em> La distribution est excellente sous la baguette id\u00e9ale de C<strong>laudio Scimone<\/strong>. <strong>Cecilia<\/strong> <strong>Gasdia<\/strong> est royale de timbre et intense d\u2019engagement. <strong>Chris Merritt <\/strong>avec une quinte aigu\u00eb h\u00e9ro\u00efque est sensationnel en Oreste et chaque chanteur est impeccable et m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre cit\u00e9.<br><em>Bianca et Falliero <\/em>nous permet d\u2019admirer <strong>Katia Ricciarelli,<\/strong> <strong>Chris Merritt <\/strong>et M<strong>arylin Horne<\/strong>.  Dans <em>Zelmira <\/em>nous retrouvons la sensationnelle <strong>Cecilia Gasdia<\/strong> et un <strong>Chris Merritt <\/strong>d\u00e9cha\u00een\u00e9. Dans ces deux derniers op\u00e9ra napolitains, Rossini est plus habile faiseur que g\u00e9nial inventeur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em>S\u00e9miramide <\/em>pour Venise marque un ind\u00e9niable renouveau d\u2019\u00e9criture et la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de cet opus est bien m\u00e9rit\u00e9e. La version solide, virtuose et bien dirig\u00e9e par <strong>Alberto Zedda,<\/strong> n\u2019atteint pas l\u2019\u00e9motion d\u2019autres versions de studio (Horne et Sutherland) mais la prise sur le vif et les applaudissements nourris font sensation ! Et Les aigus de<strong> Gr\u00e9gory Kunde <\/strong>sont tr\u00e8s excitants, d\u2019avantage que le chant un peu sage des dames.<br>L\u2019 <em>Assedio di Corinto<\/em> est en fait une v\u00e9ritable p\u00e9pite. Sans s\u2019occuper des versions diverses, si\u00e8ge de Corinthe, si\u00e8ge de Granada, Maometto II, cette version-\u00e7i contient de v\u00e9ritables merveilles avec en particulier un troisi\u00e8me acte sublime de tout en tout. <strong>La magnifique voix de Shirley Verrett<\/strong> dans un ambitus incroyable soutient le drame et avec une \u00e9nergie farouche fait de Neocle une composition de h\u00e9ros inoubliable. Toute la distribution (<strong>Sills et Diaz <\/strong>en particulier) tient son rang au z\u00e9nith et la direction de <strong>Thomas Schippers<\/strong> est drame profond et \u00e9nergie vive.<br>Avec le <em>Comte Ory <\/em>en fran\u00e7ais dans la version de <strong>Vittorio Gui<\/strong> nous retrouvons la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 et la folie dr\u00f4le de sa Cenerentola. La qualit\u00e9 de la direction est enthousiasmante dans les grands ensembles et la distribution est solide. Un petit cot\u00e9 surann\u00e9 convient pas si mal \u00e0 cette histoire sinon d\u00e9mod\u00e9e du moins improbable.<br>La version de <em>Guillaume Tell <\/em>choisie est historique avec <strong>Caballe, Gedda et Bacquier<\/strong> ayant chacun marqu\u00e9 leur r\u00f4le. La direction efficace de <strong>Lamberto Gardelli <\/strong>sans finesse stylistique nous entraine vite et loin dans cette partition fleuve sans lendemain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cot\u00e9 musique religieuse de beaux moments <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em>Le Stabat Mater <\/em>est de grande classe avec une distribution de braise : <strong>Anna Netrebko, Joyce Di Donato, Lawrence Brownlee et Ildebrando D\u2019Arcangelo,<\/strong> le <strong>ch\u0153ur et l\u2019orchestre de l\u2019Acad\u00e9mie Santa Cecila de Rome<\/strong> d\u2019une ductilit\u00e9 totale sous la direction pleine d\u2019esprit et aux phras\u00e9s subtiles d\u2019<strong>Antonio Pappano.<\/strong> La \u00ab\u00a0<em>Petite messe\u00a0<\/em>\u00bb par le m\u00eame chef est \u00e9galement parfaite. De m\u00eame que la <em>Messa di Gloria<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et pour finir des R\u00c9CITALS <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Pour terminer le coffret en beaut\u00e9 ce sont de nombreux r\u00e9citals qui nous sont offerts. Car Rossini c\u2019est le culte des voix belles et aux possibilit\u00e9s pouss\u00e9es \u00e0 d\u00e9passer toutes normes. Ainsi <strong>Joyce Di Donato, Marilyn Horne, Rockwell Black<\/strong> ( quatre CD) , <strong>Nicolas Ghiuselev <\/strong>et tant d\u2019autres font \u00e9tal de leurs voix incroyables et de leur technique hors du commun. Si un seul r\u00e9cital doit \u00eatre retenu comme consubstentiel du g\u00e9nie de Rossini je crois que J<strong>oyce Di Donato <\/strong>dans son hommage \u00e0 Colbran la muse de Rossini, est inoubliable. La voix est somptueuse le drame de chaque mot irradie d\u2019intelligence, mais surtout des phras\u00e9s souples comme un f\u00e9lin et une pr\u00e9cision de vocalises d\u2019horlogerie suisse sont un sommet in\u00e9gal\u00e9. Puis quelques pi\u00e8ces instrumentales et des p\u00eachers de vieillesse compl\u00e8tent un portrait vari\u00e9 sans rien ajouter au g\u00e9nie de Rossini.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><strong><em>Voici un grand et beau coffret qui met bien en valeur les voix rossiniennes et tout un pan du r\u00e9pertoire du cygne de Pesaro, certes non exhaustif, mais tout \u00e0 fait significatif et pour un prix tr\u00e8s attractif. <\/em><\/strong>\u00a0<br>Hubert Stoecklin<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Coffret de 50 CD Warner Classics : 190295611156. Compilation de 2018. St\u00e9r\u00e9o principalement. Dur\u00e9e totale 53h20m.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88\" width=\"524\" height=\"524\" srcset=\"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_-1024x1024.jpg 1024w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_-300x300.jpg 300w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_-150x150.jpg 150w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_-768x768.jpg 768w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_-100x100.jpg 100w, http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/91fMBIbWuwL._SL1500_.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 524px) 100vw, 524px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gioachino Rossini Edition 50 CD Warner Classics Ce coffret Rossini est une f\u00eate. 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