{"id":916,"date":"2020-06-26T23:18:00","date_gmt":"2020-06-26T23:18:00","guid":{"rendered":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/?p=916"},"modified":"2023-11-27T23:25:47","modified_gmt":"2023-11-27T23:25:47","slug":"meme-masques-nous-venons-au-concert","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/stoeck.fr\/WP1\/meme-masques-nous-venons-au-concert\/","title":{"rendered":"M\u00eame masqu\u00e9s nous revenons au concert"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Le retour de LA MUSIQUE \u00e0 TOULOUSE<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9trange entr\u00e9e dans la salle qui peut accueillir 2000 spectateurs et ce soir aura une jauge du seul quart&nbsp;! Tous masqu\u00e9s les spectateurs d\u00e9gustaient des yeux d\u2019abord leur orchestre retrouv\u00e9. Et d\u2019aucun de se dire comment avons-nous pu attendre si longtemps quand il est si naturel de retrouver ces silhouettes connues, ces visages aim\u00e9s et ces artistes magnifiques&nbsp;! Et lorsque Tugan Sokhiev est arriv\u00e9 non par l\u2019arri\u00e8re mais en face par le parterre d\u00e9sert\u00e9 quelle \u00e9motion. Alerte, dans un fran\u00e7ais \u00e0 pr\u00e9sent sans accent, il s\u2019est amus\u00e9 de retrouver son public \u00ab&nbsp;tous bleus&nbsp;\u00bb (masque oblige). Et de dire combien un musicien ne peut t\u00e9l\u00e9travailler et ne fait v\u00e9ritablement son m\u00e9tier qu\u2019en pr\u00e9sence du public&nbsp;!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.culture31.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tugan-sokhiev.jpg\" alt=\"Tugan Sokhiev\" class=\"wp-image-93286\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019orchestre \u00e9tait tr\u00e8s \u00e9tal\u00e9. Quel son d\u00e8s les premi\u00e8res mesures de l\u2019orchestre&nbsp;! Et oui durant le confinement des merveilles d\u2019interpr\u00e9tations enregistr\u00e9es ont ravi mes oreilles mais rien ne vaut le concert. C\u2019\u00e9tait limpide&nbsp;! Cette qualit\u00e9 d\u2019\u00e9coute incroyable qui permet \u00e0 l\u2019\u0153il et l\u2019oreille en fusion de d\u00e9tailler tel instrument, d\u2019analyser tel th\u00e8me, tel contre chant tout \u00e0 sa guise. Cette respiration du son encore plus large ce soir par le peu de public et l\u2019\u00e9talement des instrumentistes. &nbsp;L\u2019ouverture des H\u00e9brides est un vaste geste symphonique pictural. Le vent, la mer, les embruns, les falaises, la grotte sculpt\u00e9e par les \u00e2ges, tout un paysage romantique se d\u00e9voile sous la direction enthousiaste de Tugan Sokhiev. Les musiciens semblent hors d\u2019eux tant leur plaisir de jouer \u00e9clate. Le souffle de cette version est prodigieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette ouverture ouvre grand nos oreilles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour le concerto en sol de Ravel, l\u2019arriv\u00e9e de Bertrand Chamayou d\u00e9clenche des applaudissements nourris. &nbsp;Le jeune homme est ici dans son pays et il est aim\u00e9 \u00e0 la folie. Il faut dire que son jeu ne cesse de gagner en maturit\u00e9 tout en gardant une simplicit\u00e9 humble chez cet artiste d\u2019exception. Bertrand Chamayou tout en rythme pr\u00e9cis sait faire chanter son piano, trouve des nuances inou\u00efes et offre une puissante interpr\u00e9tation de ce superbe concerto. Le mouvement central tout de po\u00e9sie permet au pianiste un somptueux dialogue avec l\u2019orchestre. Nous aimons particuli\u00e8rement la trompette, le basson et le cor anglais. Ce moment de pure gr\u00e2ce d\u00e9bouche sur un final au rythme enivrant. Tugan Sokhiev est un partenaire de premier ordre demandant \u00e0 l\u2019orchestre de suivre au cordeau son pianiste. L\u2019accord entre le chef et le soliste est total conf\u00e9rant une grande puissance \u00e0 ce concerto. Le succ\u00e8s est grand et toute la salle vibre. Bertrand Chamayou offre alors en bis une \u00ab&nbsp;Pavane&nbsp; pour une infante d\u00e9funte&nbsp;\u00bb \u00e0 la fois \u00e9mouvante et envo\u00fbtante. Ceci nous rappelle qu\u2019il a enregistr\u00e9 une int\u00e9grale du piano de Ravel qui a tr\u00e8s justement un grand succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Bertrand Chamayou records Ravel&#039;s Pavane pour une infante d\u00e9funte (Pavane for a Dead Princess)\" width=\"525\" height=\"295\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/cwL4nSb9am8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour finir le concert nous revenons \u00e0 F\u00e9lix Mendelssohn en Italie cette fois-ci. Cette quatri\u00e8me symphonie est celle du bonheur, de la jubilation tant orchestrale que de la d\u00e9couverte de l\u2019Italie. Impossible de d\u00e9tailler une interpr\u00e9tation sublime de pr\u00e9cision, d\u2019une tension impeccablement construite et qui aboutit en un final de braise. La virtuosit\u00e9 instrumentale est ce soir transcendantale. C\u2019est la joie pure, celle de Mendelssohn fou de l\u2019Italie, celle de Tugan Sokhiev ivre de diriger une telle \u0153uvre et celle de l\u2019orchestre survolt\u00e9 qui semble avide de jouer pour le public. Et que dire du public qui se d\u00e9lecte d\u2019\u00eatre l\u00e0, bien vivant et privil\u00e9gi\u00e9. Oui la musique est vivante dans le partage. Les musiciens repos\u00e9s et attentifs ont magnifiquement retrouv\u00e9 leur public. Et le public sagement masqu\u00e9 a applaudi et cri\u00e9 sa joie et sa reconnaissance dans des bravi g\u00e9n\u00e9reux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un programme parfait pour renouer des liens que le confinement n\u2019a fait que raffermir. Apr\u00e8s le th\u00e9\u00e2tre du Capitole c\u2019est la Halle-aux-Grains qui a retrouv\u00e9 la musique. Que la vie est belle ainsi&nbsp;! Que la saison sera belle en 2020\/2021. Ce sera encore une saison avec Tugan Sokhiev. Ne laissons rien nous g\u00e2cher ce pur bonheur&nbsp;qui nous est promis !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/blog.culture31.com\/author\/hubert\/\" target=\"_blank\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte rendu concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 26 juin 2020. Felix Mendelssohn (1809-1847)&nbsp;: Les H\u00e9brides, ouverture, op.26&nbsp;; Symphonie n\u00b04 \u00ab&nbsp;Italienne&nbsp;\u00bb en la majeur, op.90&nbsp;; Maurice Ravel (1875-1937)&nbsp;: Concerto pour piano en sol majeur. Bertrand Chamayou, piano&nbsp;; Orchestre National du Capitole de Toulouse&nbsp;; Tugan Sokhiev, Direction.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retour de LA MUSIQUE \u00e0 TOULOUSE \u00c9trange entr\u00e9e dans la salle qui peut accueillir 2000 spectateurs et ce soir aura une jauge du seul quart&nbsp;! Tous masqu\u00e9s les spectateurs d\u00e9gustaient des yeux d\u2019abord leur orchestre retrouv\u00e9. 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